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Les trois effets du don

Publié le Samedi 25 Février 2012

« Je vous écris car j’ai vu par trois fois la Providence divine s’exprimer après avoir adressé de la tsedaka au Vaad Harabanim. 
Ce matin-là, je me levai de bonne heure. Tout se déroula normalement et quand je rentrai de la synagogue, je vis mon fils Ye’hiel, âgé d’un an, en train de jouer dans le salon. Tout d’un coup, je me suis rappelé que nous avions pour lui un rendez-vous médical important. Je demandai à mon épouse la date du rendez-vous mais ma femme, devenue soudainement pâle, ne sut me répondre…
Sara, mon épouse, est très occupée. Directrice d’école, elle est également à la tête d’une petite entreprise qui compte… 10 enfants ! Vous comprendrez qu’elle est très organisée et très active. Simplement, elle n’a pas de secrétaire. Et c’est là que le bât blesse. En général, nous ne nous souvenons ni des anniversaires, ni des mariages, ni des bar-mitsva et encore moins des rendez-vous médicaux…
Il y a un mois, j’ai acheté un grand calendrier qui trône en bonne place dans la cuisine. Mais malheureusement, nous n’avons pas même le temps d’y inscrire les dates importantes. Et cette négligence nous valut, ce matin-là, d’oublier totalement le jour du rendez-vous de Ye’hiel. C’est pourquoi Sara était devenue pâle. À cette époque, Sara s’était rendue au dispensaire des nourrissons et le médecin avait remarqué que Ye’hiel avait un problème nécessitant une petite intervention. C’est ainsi que, suivant ses conseils, Sara avait pris rendez-vous chez le meilleur dermatologue de la ville. Mais elle était certaine maintenant de l’avoir manqué et redoutait de devoir de nouveau attendre un mois.
Je lui proposai d’adresser un don au Vaad Harabanim qui, si souvent, nous avait tirés d’affaire, dans des situations très délicates. Une fois l’appel passé, Sara téléphona au cabinet du dermato. Après de longues minutes d’attente, la secrétaire nous répondit que le prochain rendez-vous libre était un mois plus tard… Ma femme accepta et donna le nom de Ye’hiel. La secrétaire marqua un temps d’arrêt et, surprise, demanda :
-    Ye’hiel Stein ? Ce nom me dit quelque chose. Vous êtes déjà venus ?
-    Non, jamais, répondit ma femme, étonnée. Mais nous avions déjà pris rendez-vous.
-    Laissez-moi vérifier, trancha la secrétaire d’un ton décidé. Effectivement, poursuivit-elle après un temps d’arrêt, vous apparaissez bien dans notre carnet de rendez-vous. C’est aujourd’hui même, à 10h30. Vous avez encore le temps de venir !
Ma femme était tellement contente ! Nous avons senti que le don commençait à faire son effet.
Nous sortîmes donc avec Ye’hiel bien emmitouflé et attrapâmes l’autobus. Je réglai les 10 chékels pour les tickets et nous arrivâmes bientôt à destination.
Arrivés au n°6 de la rue, nous aperçûmes la clinique du médecin. Nous entrâmes et la secrétaire nous fit patienter. Nous étions un peu stressés car nous avions peur que l’intervention ne soit douloureuse. Remarquant notre stress, la secrétaire tenta de nous calmer. Bientôt, elle nous appela : le médecin allait examiner Ye’hiel.
Après avoir regardé notre fils sous toutes les coutures, le médecin donna son diagnostic :
-    Je ne vois rien. Il y a deux options. Soit le médecin du dispensaire s’est trompé, soit vous avez bénéficiez d’un petit miracle ! En tous cas, pas besoin d’opération !
Sara me lança un regard qui en disait long. Le don avait encore fait de l’effet.
Et nous voilà repartit vers la maison, plus joyeux qu’à l’aller. Nous avons repris l’autobus en sens inverse, repayé 10 chékels pour les tickets (je précise cette somme pour une raison particulière) et nous sommes rentrés à la maison.
Une demi heure plus tard, devant le collel où j’étudie, un homme m’aborde et   m’explique qu’il a reçu du maasser pour un avre’h sérieux qui a beaucoup d’enfants. Il me tend l’enveloppe et s’en va avant que j’ai le temps de réagir. Dans l’enveloppe, je trouve 200 chékels. En fin de soirée, après être rentré à la maison, je raconte à Sara l’épisode de l’enveloppe et lui précise qu’elle contient 200 chékels.
Après un léger temps de réflexion, Sara s’exclame, tout sourire :
-    C’est amusant d’avoir reçu cette somme, précisément aujourd’hui !
-    Ah oui ? Pourquoi ?
-    Et bien c’est très simple : nous avons dépensé 20 chékels en tickets d’autobus aller-retour pour nous rendre chez le médecin. Et nous avons fait un don de 180 chékels au Vaad Harabanim. Cela fait 200 chékels, non ?
Merci au Vaad Harabanim qui nous a aidés (par trois fois) tout au long de cette journée ! »

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