Pourim, le jour de notre délivrance - Vaad harabanim

Pourim, le jour de notre délivrance

6/30/5776 10.03.2016

Pourim est une fête si gaie qu’elle est d’autant plus difficile lorsque la joie n’est pas au rendez-vous. Pour certains, c’est l’affliction de ne rien avoir à manger, d’être esseulés, avec le désespoir comme tout refrain. Aidons nos frères affligés, afin de fêter avec eux la fête dans la joie.

Au Vaad Harabanim, la préparation de la fête de Pourim est très particulière. Des milliers de cas sont présentés chaque année et les responsables n’ont de cesse de trouver des solutions, des conseils, des soutiens financiers pour alléger le fardeau de familles en détresse. Car les cas graves qui constituent l’urgence, sont malheureusement traités en parallèle de cas moins dramatiques, mais qui demandent également toute notre attention. Il peut s’agir de petites dettes à régler, de soins dentaires coûteux, de factures impayées, de notes d’épicerie ou de paires de lunettes essentielles pour l’école. Ces petits soucis de la vie quotidienne peuvent paraître sans importance. Mais pour les familles dont chaque étape est une épreuve, ces questions revêtent un enjeu capital car elles remettent en question l’équilibre délicat sans cesse menacé dans lequel elles veulent se maintenir.

Pour l’amour de ses enfants

Ruth s’est convertie pour se rapprocher de la vérité. Elle a tout abandonné pour suivre la voie de la Thora et s’est mariée jeune, avec un homme dont elle attendait un comportement honnête et droit. Malheureusement, ses aspirations n’ont pus se réaliser et elle a divorcé, avec trois enfants en bas âge. Son mari l’a abandonné et ne lui verse aucune pension. Le matin, lorsqu’elle laisse ses petits anges pour aller faire des ménages, son cœur se serre. Elle sait qu’elle ne rentrera que tard le soir, épuisée, et qu’elle ne pourra leur apporter le réconfort et l’amour dont ils ont besoin. Lorsque les larmes de Chlomo, son fils de cinq ans, coulent sur ses joues, elle ne peut empêcher les siennes de jaillir. Ses jeunes enfants ne comprennent pas toute la situation mais ils savent qu’ils n’ont plus de père et que leur mère souffre. Ils se sentent abandonnés et sont agités, ne trouvant pas de réconfort. Car Ruth doit se battre pour eux en travaillant inlassablement, afin de pourvoir à leurs besoins matériels. Mais qu’en est-il de leur épanouissement affectif ? Comment peut-elle leur apporter l’amour, la consolation et le temps nécessaire ? L’après-midi, le plus grand, âgé de neuf ans, attend sa maman à la maison jusqu’à tard le soir. Il est désœuvré et commence à jouer dans la rue, sans contrôle réel. Ruth n’a pas assez d’argent pour le faire garder, alors que ses deux petits sont pris en charge par des garderies coûteuses. Elle n’aspire qu’à retrouver ses enfants, pour leur donner tout ce qu’elle a. Elle ne souhaite que se consacrer à eux, avant qu’il ne soit trop tard. Un budget restreint suffirait à lui permettre de revenir l’après-midi à la maison, afin de donner à ses enfants la tendresse dont ils ont tant besoin.

Des budgets importants sont débloqués chaque année par le Vaad Harabanim pour venir en aide aux familles en situation de naufrage. Mais les intempéries de haute mer touchent aussi les autres embarcations, qui peuvent dériver si nous n’apportons pas notre soutien. Avant Pourim, unissons nos forces et notre argent pour apporter des vraies réponses aux « petits » problèmes auxquels font face nos frères. Permettons-leur de passer la fête dans l’allégresse et la confiance. C’est aussi cela, le Vaad Harabanim. Envoyez vos Matanot Laevyonim par l’intermediaire du Vaad Harabanim pour sauver des milliers de familles.

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