18 ans du Vaad Harabanim : Le double miracle - Vaad harabanim

18 ans du Vaad Harabanim : Le double miracle

12/15/5770 26.07.2010

Un des jours qui a marqué l’histoire du peuple juif est le mercredi 13 av 5752 (12 août 1992). Ce jour-là, le destin de milliers de nécessiteux devait changer. Ce jour-là, le Vaad Harabanim fut créé, emportant dans un tourbillon de ‘hessed les donateurs généreux dont la vie, elle aussi, allait être transformée du tout au tout…

 

Apparemment c’était un jour comme les autres. Mais en fait, il fut le point de départ d’une grande aventure, riche en don de soi et en opportunités. Le 13 av 5752, l’Association Vaad Harabanim fut créée par les dirigeants de notre génération, Rav Chlomo Zalman Auerbach et Rav Yossef Chalom Eliachiv. Elle devait devenir une véritable bouée de sauvetage pour des dizaines de milliers de familles victimes de naufrages matériels.

Ce fut un événement dramatique qui motiva les Rabbanim : un jeune avre’h décéda subitement, laissant démunis une veuve et des orphelins. Aujourd’hui dans un cas pareil, tout le monde sait que le Vaad Harabanim est présent et va créer le fonds nécessaire au soutien de la famille. Mais à l’époque, les questions de tous ne trouvaient pas de réponse : comment aider cette veuve et ces orphelins ? Comment les sauver d’un malheur supplémentaire, celui de la misère ?

Rav Chlomo Zalman Auerbach et Rav Yossef Chalom Eliachiv ne restèrent pas indifférents et réagirent immédiatement. Ils organisèrent une réunion urgente afin de rassembler un fonds de soutien à cette famille endeuillée. A l’époque, ce furent ces deux grands Sages qui remplirent, en personne, le rôle de « Rabbanim délégués », chargés de collecter, chez eux, les dons des centaines de Juifs au bon cœur qui n’étaient pas, eux non plus, restés insensibles.

Très rapidement, nos Maîtres comprirent qu’il était nécessaire de créer une association permettant d’organiser et de suivre ce genre de fonds. Ils savaient qu’ils ne pourraient jamais rendre aux malheureux ce qu’ils avaient perdu mais qu’un groupe de bénévoles dévoués pourrait leur apporter un soutien financier et psychologique. Ils savaient qu’à ces petits garçons qui se rendraient désormais seuls à la synagogue, sans leur père pour réciter le kaddich, il était fondamental d’apporter une assistance humaine de tous les instants.

Le Vaad Harabanim fut donc créé, moins d’un mois après le drame. Notre Maître Rav Eliachiv expliqua les deux raisons qui le poussèrent à agir : il souhaitait de tout son cœur que les nécessiteux puissent recevoir une aide substantielle et permettre à tous ceux qui voulaient accomplir la mitsva de tsedaka de donner de la façon la plus efficace possible.

 

Une action sur tous les fronts

 

La direction du Vaad Harabanim a été confiée à Rav Azriel Auerbarch, l’un des grands de la génération, qui s’est toujours occupé, avec amour et conviction, des nécessiteux et des indigents. Jusqu’à ce jour, ce sont les Grands de la génération qui gèrent et garantissent les actions de l’Association.

Il y a 18 ans, qui aurait pu prédire que le Vaad Harabanim distribuerait un jour des millions de chekalim ? Aujourd’hui, les résultats sont là. Le Vaad Harabanim est un soutien pour les déshérités, une béquille pour les malades, un appui salvateur pour les familles dans la détresse, les isolés, les jeunes qui se marient. Une fois l’Association mise en place, tous les nécessiteux ont pu bénéficier de son aide.

18 ans déjà… Nous entrevoyons l’importance du travail accompli. Et ce n’est pas seulement la vie des personnes dans le besoin qui a changé. Celle des donateurs aussi a pris un tournant décisif. Chaque jour, des dizaines de lettres chargées d’émotion racontent les expériences vécues des généreux associés du Vaad Harabanim : l’aide divine s’est manifestée pour tous ceux qui ont ouvert leur cœur et répondu à l’appel.

 

Comme le disent souvent les responsables de l’Association : « D.ieu entend les prières des Juifs sensibles au malheur de leurs frères. » Ainsi, nous assistons depuis 18 ans à un double miracle : une tsedaka efficace au service du public et des donateurs comblés par les bienfaits divins.