40 jours de tefila durant Eloul, Des prières à l’infini - Vaad harabanim

40 jours de tefila durant Eloul, Des prières à l’infini

12/21/5774 17.08.2014

Tous les ans, le Vaad Harabanim organise 40 jours de prière continue en envoyant ses délégués sur les lieux importants du judaïsme. La nouveauté aujourd’hui, c’est que ce sont les Rabbanim agissant sur le terrain qui prieront. Ce sont eux qui traitent les dossiers difficiles et connaissent donc de près les nécessiteux soutenus grâce à la générosité des donateurs. Ils se sont engagés pour cette campagne spéciale. Explications.

Les 40 jours de prière consécutifs sont une tradition bien ancrée au Vaad Harabanim. De nombreux témoignages sont reçus chaque année contant les délivrances exceptionnelles auxquelles ont assisté tous ceux qui ont participé à cette prière. Prenant sa source dans les 40 jours durant lesquels Moché Rabbénou a prié pour obtenir le pardon du peuple juif après la faute du veau d’or et qui furent couronnés par le jour de Kippour, cette tradition a permis à des milliers de Juifs de sortir de l’impasse. Cette période de l’année, entre Roch ‘Hodech Eloul et Yom Kippour est dédiée à la prière, au retour vers D.ieu et à la tsedaka. Car comme tout le monde le sait « techouva, tefila et tsedaka renversent les mauvais décrets. » Ce sont des jours d’une importance capitale, durant lesquels on peut s’adresser à D.ieu alors qu’Il est encore très proche de nous. Comme l’évoquent les lettres du mois d’Eloul en acrostiche : « Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi ». La présence divine nous entoure et Sa présence est en exil avec nous, dans les souffrances et les joies. Nos larmes sont nos preuves d’amour déposées devant le trône de Sa gloire.

 

 

Jusqu’au bout de ses forces

 

 

Ce qui caractérise les dirigeants de notre peuple, c’est leur capacité à considérer chaque Juif comme son propre enfant. De Moché Rabénou à Rav Kanievsky en passant par le Rambam ou le ‘Hafets Haïm, ils n’ont de cesse de se dévouer, de faire preuve d’une abnégation totale, dont seul un père aimant est capable. L’histoire suivante illustre parfaitement cette « mida », cette capacité unique des Grands du peuple d’Israël : un jour, un jeune homme se présenta chez le ‘Hafets Haïm pour lui raconter qu’il était atteint d’une maladie incurable. Le Rav l’aida à sécher ses larmes en lui annonçant qu’il vivrait. Mais il lui demanda de ne jamais raconter leur rencontre. Le jeune homme guérit miraculeusement et tint sa promesse. Mais vingt ans plus tard, un membre de sa famille fut atteint du même mal. Il subit une pression afin de donner le nom du tsadik qui lui avait promis la guérison et finit par céder. Malheureusement, il retomba malade. Quand il se rendit chez le ‘Hafets Haïm pour lui demander de prier, le Rav s’exclama : « Il y a vingt ans, j’avais les forces de jeûner durant quarante jours pour la guérison de quelqu’un. Mais aujourd’hui, je n’en suis plus capable ! » Le ‘Hafets ne put donc pas aider le jeune homme une seconde fois.

Pour un géant spirituel de sa stature, le sacrifice de soi allait jusqu’aux jeûnes et aux privations. Il ne ressentait que la détresse de l’autre et considérait ses efforts comme secondaires. Il donnait sa vie pour ses frères, même pour ceux qu’ils ne connaissaient pas, comme ce jeune homme. Les Rabbanim d’aujourd’hui s’identifient à ceux d’antan et se rendent sur de nombreux sites afin de prier. Avec leurs livres de prière et de Psaumes, ils se rendront dans les grands sites afin d’adresser des requêtes poignantes à D.ieu. Parce qu’ils travaillent sur le terrain et reçoivent les personnes dans le besoin, parce qu’ils ont assisté aux miracles rendus possibles par la tsedaka, ils se mobiliseront cette année pour les donateurs du Vaad Harabanim. Le Rav de ‘Hevron se rendra sur les tombeaux des Patriarches. Le Rav de Haïfa ira à Tsfat et à Tibériade, dans le Golan et le Galil. À Jérusalem, les Rabbanim prieront sur les tombeaux du prophète Chmouel, de Chimone hatsadik, du roi David et au Kever Ra’hel. Ils se rendront également sur le Mont des Oliviers, sur la tombe du Or HaHaÏm Hakadoch et sur celles de Rav Elyachiv à Guivat Shaoul et de Rav Ovadia Yossef à Sanhédria. Dans le Sud, ceux de Ber Sheva se recueilleront à Netivoth, sur la tombe de Baba Salé.

 

Sans les donateurs, rien ne serait possible

 

 

Animés par la même ferveur et le même attachement à l’œuvre du Vaad, les Rabbanim sanctifieront ces instants de prière, en déchirant le ciel de leurs supplications pour le peuple juif. Le cœur serré par la conscience des souffrances et des difficultés que subissent les plus démunis, l’esprit plein de l’action généreuse et salvatrice des donateurs, ils adresseront vos requêtes en pleurant. Car sans vous, rien ne serait possible. C’est vous qui avez le mérite de répondre à l’appel divin à la tsedaka et qui réalisez, chacun avec ses moyens, l’idéal de solidarité juive prônée depuis des millénaires. Les Rabbanim veulent honorer vos efforts et consacrer leur temps et leurs forces pour vous. Ils passeront de nombreuses heures afin de citer vos noms.

 

 

Durant 40 jours, concentrés et émus, ils donneront toute leur énergie pour vos enfants, votre réussite, votre santé. Ils ressentiront vos souffrances dans leur chair et verseront des larmes.

Car le lien entre les donateurs et les nécessiteux est ressenti au plus profond de leur être par les Rabbanim de chaque ville. Ils connaissent l’importance des aides financières, des paniers alimentaires, des suivis scolaires, des soutiens aux veuves et aux orphelins. Tout cela est vécu par eux au jour le jour.

 

C’est pourquoi jour après jour, durant 40 jours, vous pourrez compter sur eux, comme ils peuvent compter sur vous. Pour vous inscrire, cliquez ici.