Au cas par cas - Vaad harabanim

Au cas par cas

3/16/5771 23.11.2010

Le Vaad Harabanim est une organisation qui agit à l’échelle nationale, la seule à pourvoir aux besoins des habitants nécessiteux de toutes les villes d’Israël. Roch Hachana a été une période de grande bénédiction grâce aux donateurs du monde entier. Des milliers de nécessiteux ont passé la fête dans la joie grâce à l’altruisme des uns et au dévouement des autres. Des milliers de familles ont été secourues durant cette période. Parmi elle, des cas douloureux. Récit.

 

Cette année, pour la seule campagne de Roch Hachana, près de 15 millions de chekels ont été distribués à des centaines de malades, de veuves et d’orphelins, à des milliers de nécessiteux et à plus de 4000 familles nombreuses dans le besoin. Les personnes isolées qui souffrent de la misère, comme les personnes âgées ou les victimes d’accidents, les jeunes démunis et les chômeurs, ont senti de nouveau qu’Hachem prenait soin d’eux. Certains ont reçu une aide pour les besoins de la fête, d’autres une assistance plus conséquente. Tous se sont sentis épaulés et soutenus. Cette aide exceptionnelle provient des États-Unis, du Canada, d’Angleterre, de Belgique et bien sûr de France. Elle a été distribuée de façon personnalisée, au cas par cas, les Rabbanim ayant pour principe de partager les contributions de la manière la plus juste possible.

 

Sans cesse sur le qui-vive

 

Les bureaux du Vaad Harabanim ressemblent au service des urgences d’un hôpital : au jour le jour, ce sont des centaines d’appels à gérer, des milliers de demandes à prendre en compte et à satisfaire, dans la mesure du possible. David, un bénévole, explique : « Avant de distribuer l’aide, toute une organisation se met en place bien que la structure soit légère. L’Association veille à ne rien dépenser comme frais fixes, excepté le téléphone ou le chauffage. Il faut agir vite, et de nombreux bénévoles participent journellement à l’activité incessante des Rabbanim.

« Nous nous battons sur deux fronts, confie David : d’une part recevoir les requêtes des donateurs et établir les listes comportant tous les noms et les requêtes. D’autre part, collecter les demandes venant des différentes communautés d’Israël, faire les vérifications nécessaires et tenir des réunions afin d’attribuer les sommes selon les besoins. »

Souvent, comme nous l’explique David, les délégués doivent agir dans l’urgence.

« Tout est centralisé à Jérusalem et les Rabbanim sont toujours sur le qui-vive. Par exemple, au moment d’une grande campagne comme celle de Roch Hachana, ils ont dû se réunir dans la nuit afin que les familles nécessiteuses puissent recevoir l’argent en temps et en heure. Il faut tout valider, prévenir les familles, imprimer les chèques, les signer, les distribuer par des émissaires afin de respecter les sensibilités de chacun et d’éviter les frais… Tout cela représente beaucoup de travail et d’organisation avant le jour J.»

Pour parvenir à cette phase finale, erev soukoth, il aura fallu examiner les milliers de demandes, au cas par cas.

 

Un incendie dévastateur

 

 

Un incendie a touché une famille dans sa chair : le lit d’un enfant a pris feu et Eliezer, un petit garçon de huit ans, a été très grièvement blessé. Les greffes nécessaires ne sont pas réalisables en Israël et Eliezer a dû partir aux États-Unis pour subir toute une série d’opérations coûteuses. Sa vie n’est plus en danger mais retrouvera t-il l’usage de ses membres et arrivera t-il à surmonter la terrible épreuve de la douleur ? Tous les frais ont été pris en charge par le Vaad Harabanim grâce à la générosité des donateurs.

Un autre dossier attend sur les bureaux de l’Association : un jeune enseignant de 29 ans, père de trois enfants en bas âge, est décédé soudainement la veille de Roch Hachana. Un cauchemar commence alors pour son épouse. Le jour de l’enterrement, elle ne peut se résoudre à le laisser « partir » et ses cris résonnent encore, formant un écho de douleur et de peine. Cette jeune femme désemparée doit faire face au quotidien. Son maigre salaire ne suffit pas à pourvoir à tous les besoins de son foyer.

Le sort de cette veuve et de ses orphelins ainsi que celui de milliers d’autres nécéssiteux est entre vos mains. Nous pouvons les sauver. Votre geste sera la meilleure preuve que les enfants d’Israël sont unis par le lien indéfectible de l’amour. Pour les soutenir, cliquez ici.Li4vLi4vdXBsL2ltZy9uZXdzXzJfNzUuanBn_300x300