Bané, ‘hayé ou mezoné : Un an déjà - Vaad harabanim

Bané, ‘hayé ou mezoné : Un an déjà

3/16/5773 30.11.2012

Un an déjà. Dans une lettre datant de ‘Hanouka 5772, Rav Yossef Chalom Elyachiv zatsal – quelques semaines avant son hospitalisation – bénissait  chaque participant à la campagne du Vaad Harabanim afin qu’il puisse recevoir le mérite de la réussite de ses enfants, d’une vie pleine et heureuse et d’une bonne parnassa (« Bané, ‘hayé ou mezoné »). Ces mots résonnent aujourd’hui d’un son particulier, à la lecture des lettres parvenues au bureau du Vaad Harabanim et qui racontent les délivrances personnelles de familles qui ont bénéficié de l’aide de la tsedaka et celles de personnes qui ont su tendre la main. Nous avons tenu à ouvrir les dossiers du Vaad et à livrer au public certaines de ces lettres émouvantes et troublantes, afin de montrer la force de la Providence divine. Tous les jours, ces lettres ravivent la flamme des bénévoles de l’Association qui se sentent investis d’une véritable mission. Nous tenions à vous en faire part, afin que vous puissiez partager notre émotion. Les trois chapitres suivants forment l’histoire haute en couleurs, bien qu’écrite en noir et blanc, de la bénédiction du Rav.

 Bané , les enfants

Les enfants sont notre bien le plus précieux et nous sommes prêts à tout pour eux… Voici un exemple de l’investissement permanent de l’Association envers la jeunesse, gage de notre avenir.
« Eloul 5772
Mon petit Méïr n’avait plus la force d’aller à l’école. Je le comprenais si bien. Mon cœur se serra et sembla exploser dans ma poitrine lorsque je l’accompagnai à la porte. Je lui donnai un petit sac de friandises pour égayer son départ et l’apaiser en ce premier jour de classe où il se rendrait à l’école sans la présence de son papa. Je me mis à la fenêtre avec appréhension pour le regarder : il traînait les pieds. Mon fils, qui était tellement heureux autrefois, avait perdu son entrain. 
Après qu’il fut monté dans le bus du ramassage scolaire, je m’assis, pris mon Tehilim et me mis à pleurer. Pour mon fils, pour ma famille. Mon mari n’était plus là et je suppliais Hachem que nous puissions continuer notre chemin sans nous décourager.
J’attendis tout l’après-midi, inquiète. Comment allait se passer cette journée cruciale ? Quand mon fils revint à la maison et que je perçus les coups énergiques qu’il donnait à la porte avant d’entrer, je compris que quelque chose avait changé. Méïr ouvrit la porte avec un large sourire au visage : contre toute attente, sa journée s’était bien passée. 
« Maman ! maman ! s’exclama t-il, enthousiaste. Un monsieur est venu étudier avec moi à la fin des cours. Il était tellement gentil, tellement attentionné… Il a su m’écouter ! Nous avons parlé de papa. Je sais qu’il me comprend ! Merci maman de lui avoir demandé d’étudier avec moi. J’ai pu faire mes devoirs avec lui ! »
Je regardai Méïr en tentant de retenir les larmes que je sentais poindre sous mes paupières. Dans mon for intérieur, je remerciais le Vaad Harabanim qui avait mis en place cette aide providentielle financée par des dons généreux. Le jeune homme, contacté par l’Association, allait s’occuper de mon fils de tout son cœur. Conscient de l’épreuve que Méïr traversait, il serait digne de notre confiance… » 
Deux jours plus tard, une lettre arrive au Vaad Harabanim. Ce n’est sans doute pas un hasard que ces deux témoignages soient parvenus au même moment sur le bureau du Vaad. Ils décrivent le lien invisible qui unit la personne dans le besoin et le donateur.
« Monsieur,
Je tiens à vous raconter un vrai miracle qui a eu lieu grâce à votre Association. Jeudi soir, Yoav, mon fils de quatorze ans, qui est en pleine crise d’adolescence, est rentré du collège. J’étais assise dans la cuisine et il m’a posé une question que j’ai mal comprise. Irritée, j’ai répondu d’une façon non appropriée. S’est ensuivi un vrai dialogue de sourds. Mon fils a alors commencé à crier. Mon mari est alors arrivé et l’a puni, lui interdisant de s’adresser à moi de cette manière. Le matin, Yoav a refusé d’ouvrir la porte de sa chambre.
Il y est resté enfermé toute la matinée en affirmant ne plus vouloir se rendre à l’école. C’était vendredi matin et j’ai tenté de l’approcher mais je me suis heurtée à un mur. 
Il ne voulait ni sortir de sa chambre ni se préparer pour chabbath et finalement le lendemain, toute la journée, il a fait la tête, même durant les repas.
Après chabbath, je ne pouvais plus supporter cette situation. Je me suis souvenu de la lettre du Rav Elyachiv que j’avais lue dans un prospectus du Vaad Harabanim et dans laquelle il parle de la satisfaction que l’on aura de ses enfants. J’ai alors fait un don afin que la situation puisse s’améliorer. Après deux heures, mon mari prit par la main mon fils et entama avec lui une conversation qui dura quatre heures. Yoav explosa en sanglots et nous expliqua tous ses soucis. Cette discussion nous permit de mieux comprendre ses problèmes et nous fit entrevoir sa vie avec ses yeux à lui, adolescent de quatorze ans. Depuis deux semaines, nous avons pu établir un lien puissant et authentique avec notre fils et je suis certaine que c’est le don et la promesse de Rav Elyachiv qui ont été décisifs dans cette transformation radicale. »

 ‘Hayé , la vie

La tsedaka peut sauver des vies. Voici deux histoires entrecroisées que nous voulions partager avec vous…
Depuis quelques mois, l’existence d’Avi est devenue un vrai tourbillon. Il passe d’un hôpital à un autre afin de trouver désespérément un médicament pour soigner la maladie de son fils. Le soir, il rend visite à ses connaissances et contacte les gma’him afin de leur emprunter les fonds nécessaires pour mener à bien son combat contre la maladie. Sa tête est pleine de soucis concernant l’état de santé de son fils mais aussi concernant l’argent qu’il faut trouver pour acheter les médicaments vitaux.
Le matin, Avi doit se dépêcher d’aller à l’hôpital. Le soir, ce sont des appels téléphoniques sans fin, des rendez-vous pour obtenir des fonds.
Après des journées épuisantes, Avi observe son chéquier et ses feuilles de comptes. Comment trouvera-t-il l’argent pour payer tous les frais non remboursés par la sécurité sociale et nourrir ses enfants ? 
Celui qui n’a jamais éprouvé un tel stress ne peut se représenter le tunnel noir dans lequel Avi cherche une petite lueur d’espoir. Et puis, tout d’un coup, il entend  frapper à la porte. Qui peut venir lui rendre visite à dix heures du soir ? 
Il se lève, angoissé, et ouvre la porte. C’est un envoyé du Vaad Harabanim qui lui tend une enveloppe avec un grand sourire. 
Il disparaît aussitôt, comme il était apparu. Avi ouvre l’enveloppe et, en voyant ce qu’elle contient, sent qu’il n’est plus seul. Tout un peuple est là pour l’aider, pour le soutenir.
Cette somme va lui permettre de rembourser une partie de ses dettes et de continuer à se battre. Il se sent plus fort et lorsqu’il entend son fils pleurer, il le serre contre lui, et sent que son épaule a été affermie par le peuple d’Israël.
La lettre suivante est comme un écho puissant au combat mené par Avi. Lorsqu’un Juif se soucie d’un autre Juif, Hachem agit avec lui avec l’attribut appelé « Mida kenegued mida », mesure pour mesure, qui souligne l’attention aimante dont Hachem entoure Ses enfants qui se sont souciés de leurs prochains.
« Mon frère Aharon David était tout à fait équilibré et avait une bonne situation. Du jour au lendemain, il a commencé une grave dépression nerveuse au point d’être hospitalisé afin de stabiliser sa santé mentale. Il était traité avec des médicaments et durant des années, il a fallu le soutenir afin qu’il puisse retrouver une vie normale. Petit à petit, avec des efforts inouïs, il reprit des forces. 
Il y a un an, on a noté un certain progrès et il a pu sortir de l’hôpital psychiatrique. Après avoir retrouvé avec émotion toute sa famille, il s’est mis à pleurer. Aharon David comprenait parfaitement sa situation. Qu’allait-il se passer ? Comment sa famille allait-elle continuer à vivre dans une telle tension ? Ses enfants avaient grandi. Qu’allaient-ils devenir ? 
Durant les discussions qu’il eut avec sa femme, celle-ci lui proposa d’adresser un don au Vaad Harabanim. « La tsedaka a toujours fait ses preuves et nous sauvera,  lui dit-elle. Tu recouvriras la santé. »
Trois mois plus tard, l’impensable se produisit : Aharon David était rétabli.
Merci à votre Association pour ce véritable miracle. »

Mezoné , la parnassa

Souvent, la parnassa est une source de soucis et demande une bénédiction particulière. C’est ce qui motive l’action du Vaad au jour le jour.
« Ce jour-là, mon fils me demanda 5 chékels pour prendre le bus. Il était à côté de la porte et commençait à s’impatienter. Je cherchai dans mes poches tout en sachant que je n’y trouverais rien. Dans mon sac, le porte-monnaie était vide. Dans les tiroirs, aucune pièce ne brillait. 
Je demandai alors à mon fils de courir demander la somme à la voisine. C’est ce qu’il fit et il put attraper son bus. Il revint à l’heure du déjeuner.
Je le reçus avec un grand sourire qui tentait de cacher mon désarroi. Je lui dis que j’allais lui préparer à manger et me détournai rapidement : il n’avait pas besoin de me voir pleurer. Je lui préparai alors un thé auquel je mêlais mes larmes.
La situation financière est très difficile ces derniers temps. Mon mari a perdu son travail et à 53 ans, il a du mal à retrouver un poste. Nous devons nourrir cinq enfants sans pratiquement aucun moyen.
Le fameux jour où vous avez frappé à la porte, vos envoyés nous ont donné une enveloppe. C’est un jour qui restera gravé dans nos mémoires. Nous avons pu manger normalement, rembourser quelques dettes et prendre des forces pour continuer. »
Et voici la lettre que nous avons reçue de Moché, témoignage vivant de la force de la tsedaka qui peut régler, en en clin d’œil, une situation sinistrée.
« Je m’appelle Moché et je tiens à vous remercier chaleureusement. Voici mon histoire. Je suis plombier et j’ai cherché du travail pendant des mois. J’ai envoyé mon CV à de nombreuses entreprises, sans résultat. La semaine dernière, après avoir lu l’un de vos prospectus, j’ai décidé d’adresser un don à votre Association. Ce n’est pas une somme très importante mais je l’ai donnée de tout mon cœur, pour aider les personnes qui en ont encore plus besoin que moi. Et grâce à de nombreuses prières et à ma résolution d’aider mon prochain dès que je le pourrais en donnant mon maasser, Hachem m’a envoyé la délivrance et j’ai enfin reçu une réponse positive. Je commence à travailler demain et j’ai tenu à vous adresser mon don avant. »
Merci au Vaad Harabanim de nous offrir tant de miracles, et de faire apparaître de façon si claire le « mida kenegued mida » d’Hakadoch Barou’h Hou…

Pour participer à l’action du Vaad Harabanim et bénéficier de la force de la Tsedaka, cliquez ici.