Entrons dans les coulisses… des fonds spéciaux du Vaad Harabanim - Vaad harabanim

Entrons dans les coulisses… des fonds spéciaux du Vaad Harabanim

3/17/5781 03.12.2020

Sur une photographie, on voit une petite fille de deux ans qui observe son papa attaché à plusieurs appareils dans une chambre d’hôpital. Sur une autre, ce sont des enfants devant une tombe qui pleurent leur maman disparue. Personne ne peut être insensible devant les images de ces drames qui secouent notre société. Et chacun se demande comment il peut aider…

Tout le monde connait l’existence des fonds spéciaux du Vaad Harabanim. Mais que se passe t-il dans les coulisses ? Comment est décidée l’attribution de ces fonds et comment se déroule la distribution de l’argent recueilli dans plusieurs pays ?

Sur tous les fronts, à tout moment

Le département dédié au fonds spéciaux est l’un des plus actifs du Vaad Harabanim. Derrière chacun d’eux, une activité intensive se déploie durant des années. Dans le cas d’aide aux orphelins, cette activité se poursuit jusqu’à ce que le dernier des orphelins de la famille endeuillée puissent construire son foyer et même parfois jusqu’après son mariage.

Les personnalités en charge de ce département, Rabbanim et délégués, ont une grande responsabilité et connaissent bien l’action sur le terrain.

1ere étape : Un signalement parvient au Vaad Harabamim

Grâce aux signalements adressés aux Rabbanim de l’Association ou directement à son siège, des cas peuvent être secourus et pris en charge rapidement.

Les personnes qui alertent peuvent être un proche, un parent, un voisin ou un Rav de la communauté. Parfois, c’est la personne directement concernée qui tire le signal d’alarme.

Une cellule de crise se forme et un délégué s’adresse au Rav qui connait personnellement les personnes dans le besoin. Dans la même journée, c’est tout le processus qui débute.

2e étape : Comment savoir si la personne peut bénéficier d’un fonds spécial ?

Recevoir une aide de la communauté n’est pas automatique et dépend de la situation du bénéficiaire. Dans certains cas, il faut informer les personnes en difficulté sur leurs droits. Les délégués du Vaad Harabanim mettent toute leur énergie à trouver des solutions, à remplir les dossiers administratifs et à clarifier les droits des familles auprès des autorités compétentes. Ce sont eux qui s’occupent des démarches afin de soulager les familles. Ils permettent ainsi aux orphelins de bénéficier d’une certaine assise financière sans passer par la demande d’un fonds spécial.

3e étape : Comment réunir les fonds ?

Certaines familles ont cependant besoin d’aide de la communauté en complément. Elles ont parfois des dettes ou font face à de grandes dépenses à cause de problème de santé, d’autres fois elles ont des loyers en retard à payer ou d’autres dépenses auxquelles elles doivent faire face. Les Rabbanim du Vaad Harabamim se réunissent avec les proches de la famille afin de vérifier la situation de façon méticuleuse. Puis le Vaad Harabanim fixe le montant du fonds spécial.

Ensuite, les Rabbanim adaptent les aides à octroyer aux besoins de la famille et réfléchissent à la meilleure façon de les obtenir.

Le premier cercle : La famille proche, la communauté et les amis

Dans le cas d’un décès, c’est dès les sept jours de deuil qu’une réunion d’urgence est organisée. Les amis du défunt sont conviés ainsi que la famille proche et les membres de la communauté, les collègues de travail et toutes les connaissances susceptibles d’aider. Ces réunions sont tenues avec la participation des Rabbanim du Vaad et de ceux de la communauté locale.

Après avoir pris la parole afin de sensibiliser l’assistance, le Rav demande aux personnes présentes de se mobiliser. Les personnes intéressées signent des prélèvements automatiques mensuels.

C’est seulement si le premier cercle n’a pas la possibilité d’assurer cette aide de base que l’on passe au second cercle.

Le second cercle : Réunir des fonds dans le pays du défunt

Dans les prospectus du Vaad Harabanim distribués au grand public, on explique la détresse des endeuillés ou des familles qui accompagnent une personne malade. La publication de ces prospectus demande une organisation logistique : ils sont distribués dans toutes les villes d’Israël et les dons sont transmis aux Rabbanim des quartiers par la poste, par les boîtes de Tsedaka du Vaad Harabanim ou par dons en carte de crédit.

Les représentants de l’Association se rendent dans toutes les villes d’Israël afin de récupérer les enveloppes de Tsedaka et de les transmettre au bureau du Vaad. Les sommes sont déposées dans le fonds spécial.

La générosité du public s’exprime de façon extraordinaire : les Juifs se sentent concernés par leurs frères dans la détresse.

3e cercle : Les dons venus de l’étranger

Lorsque la situation financière d’une famille nécessite une remise à flot, on élargit le cercle afin de réunir des fonds plus importants. À travers le monde, les Juifs sont solidaires et veulent faire le Bien. Leur motivation : aider des orphelins, des personnes malades, des familles qui sombrent dans la misère grâce à une démarche personnelle.

Les délégués sont unanimes : lorsqu’il s’agit de donner par l’intermédiaire du Vaad Harabanim, on assiste à une aide divine très particulière et l’on sent que la providence est là, pour soutenir les actions de l’Association. Des situations qui semblent inextricables se solutionnent. Toute l’équipe du Vaad Harabanim témoigne ressentir l’aide divine durant ces moments si particuliers : « C’est réellement Hachem qui intervient pour secourir les familles ! »

4e étape : Comment gérer le fonds spécial ?

Vu de l’extérieur, on peut avoir l’impression que les fonds vont aider les familles de façon ponctuelle. En fait, la gestion du fonds spécial se poursuit sur plusieurs années et est géré avec un grand dévouement et beaucoup de réflexion.

Cela nécessite un travail d’anticipation : le Rav responsable examine chaque détail du dossier afin de fixer les besoins financiers de la famille tout en gardant à l’esprit ce qui adviendra dans le futur.

Les Rabbanim accompagnent les orphelins de nombreuses années, les aident et les soutiennent au quotidien et répondent à leurs besoin avec sensibilité et dévouement. Tout ce travail est accompli bénévolement.

Jour après jour, heure après heure, les demandes sont reçues au bureau du Vaad et les Rabbanim y répondent avec fidélité et sensibilité. Ils font tout leur possible pour répondre aux besoins de chacun. À partir du moment où le fonds spécial est mis en place, et jusqu’à ce que le dernier des orphelins se soit marié, les Rabbanim du Vaad se tiennent à leur côté.

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