Et si on décrochait la lune ? - Vaad harabanim

Et si on décrochait la lune ?

3/14/5770 01.12.2009

C’est ‘Hanouka. La nuit tombe sur la ville. Les étoiles et la lune brillent dans le firmament. Dans les rues, à chaque fenêtre, des lumières éclairent les foyers juifs. Des milliers et des milliers de flammes témoignent du miracle de ‘Hanouka. Petits et grands se retrouvent et se réjouissent. Mais d’autres n’ont rien et ne peuvent profiter de la fête. Si nous pouvions voir leur détresse, si nous pouvions sentir leur dénuement, nous serions prêts à tout. Même à décrocher la lune…

 

La chaleur d’une famille, le réconfort d’un foyer. C’est l’hiver et il fait bon d’être chez soi, avec ses proches. Durant ‘Hanouka, les enfants attendent avec impatience le retour de leur père pour l’allumage des bougies. Maman a préparé des beignets et des latkès. Après avoir placé la ‘hanoukia près de la fenêtre, papa a allumé les premières lumières et entonné « Maoz tsour », repris en chœur par toute la famille. C’est l’excitation avant de recevoir les cadeaux : les grands ouvre la petite enveloppe contenant les « dmé ‘hanouka » (l’argent que les parents ont l’habitude de donner à leurs enfants à l’occasion de la fête) et les petits, radieux, déchirent avec empressement le papier qui entoure la surprise achetée par maman. La joie est à son comble. Papa décroche alors le téléphone. Il n’a pas oublié ses frères dans le besoin, ses frères qui souffrent en silence. Et au fond de son cœur, il entend leur plainte. Il a allumé les bougies et souhaite illuminer d’autres foyers. Avec un petit don, il apporte avec lui la consolation.

 

Voici quelques cas parvenus au Vaad Harabanim. Ils viennent de tout Erets et nous les avons sélectionnés parmi des milliers. Témoignages directs ou compte-rendus de la situation, ces cas sont autant de fioles dont nous pouvons rallumer la flamme.

 

■ Le cas suivant est un jeune couple dont la petite fille souffrait à la naissance d’une malformation cardiaque. La petite Tehila devait être opérée d’urgence à cœur ouvert et ses parents ont réussi à réunir une partie de la somme nécessaire à l’opération. Le reste des fonds a été récolté grâce à la participation exceptionnelle des donateurs du Vaad Harabanim. Il a été versé au jeune couple qui a chaleureusement remercié les donateurs. « C’est la vie en cadeau », ont-ils écrit dans leur lettre de remerciement reçue à l’Association.

 

■ Par pudeur, Mme A. ne voulait pas adresser une requête directe à l’Association. C’est suite à la demande de ses voisins que la famille A. a pu bénéficier de l’intervention du Vaad Harabanim. Le père de famille, que nous nommerons ici Chlomo, a montré, il y a quelques mois, les premiers signes d’une dépression nerveuse. Il était très abattu et souffrait de problèmes de mémoire et de troubles de la parole. Il ne parvenait plus à se rendre à son travail et restait des journées entières dans son lit. Sa femme devait mener de front l’éducation de leurs trois enfants, les soins à son mari, la bonne marche du foyer ainsi que son travail de secrétaire. Et puis un jour, soudainement, Chlomo a quitté le domicile conjugal sans laisser d’adresse, laissant son épouse dans le plus grand dénuement matériel et moral. Les voisins ont été alertés lorsqu’ils ont remarqué que les 3 enfants, âgés de 7 à 3 ans, restaient seuls tous les après-midis durant plusieurs heures, jusqu’au retour de leur mère à 16h30. Ils ont alors contacté le Vaad Harabanim qui s’est chargé d’apporter un soutien financier et psychologique à Mme A. et à ses enfants.

 

■ Cet autre cas a profondément touché tous les bénévoles du Vaad Harabanim. Il nous est parvenu par l’intermédiaire des parents de Mme C., victime d’un accident de la route : M. et Mme C. se rendaient ce soir-là à un mariage avec leurs 4 enfants, tout heureux de pouvoir participer à la joie du ‘hatan et de la kala. Mais sur la route, un pneu a éclaté et la voiture a heurté un camion de plein fouet. Le père de famille est mort sur le coup et deux enfants ont été blessés. Mme C. doit assumer les opérations et les soins nécessaires. Le choc moral a été très brutal et aujourd’hui, elle ne peut plus prétendre vivre une vie normale. Les grands-parents ont fait appel au Vaad Harabanim car ils ne peuvent faire face, seuls, à tous les besoins de leur fille.

 

Parmi les milliers de demandes qui sont parvenues au bureau l’année dernière, de nombreuses familles ont été aidées grâce à votre sollicitude. Les autres tâtonnent encore dans l’obscurité et attendent votre générosité pour que leur fête de ‘Hanouka soit remplie d’espoir.

Que les bougies de la fête puissent resplendir dans tous les foyers et que nous puissions mériter d’apporter la lumière à nos frères juifs.

 

Pour soutenir ces milliers de familles dans le besoin, cliquez ici.