Hamadan 2018 : Une prière risquée, mais essentielle - Vaad harabanim

Hamadan 2018 : Une prière risquée, mais essentielle

7/3/5778 18.02.2018

purim_5778_E_02Depuis plusieurs années, les Sages envoient des délégués du Vaad harabanim sur les tombes d’Esther et de Morde’haï en Iran pour une prière exceptionnelle. Cet événement est devenu essentiel pour les nécessiteux comme pour les donateurs.

Lorsqu’il fut envisagé d’envoyer des délégués du Vaad Harabanim à Hamadan, en Iran, la question fut débattue âprement : comment demander à des Juifs de traverser l’Iran, de Téhéran jusqu’à Hamadan, et de braver les dangers de ce pays hostile ?

Malgré les dangers potentiels, les Sages de la génération ont pris les assurances nécessaires et assumé ce choix. Ils ont médité sur les moyens à mettre en place et fixé les conditions de cette prière spéciale. Ils tenaient à ce que des Juifs puissent prier sur la tombe de nos ancêtres en réalisant la segoula du Kav Hayachar qui ouvre les portes de la miséricorde et de l’abondance. La formule a fonctionné et avec les années, s’est avérée gagnante. Des milliers de donateurs ont pu transmettre leurs noms et leurs requêtes. De l’autre côté, les personnes dans le besoin se réjouissent à l’avance d’être soulagés de leurs peines. Car chaque année, ce sont des milliers de dons « Matanot Laevyonim » qui sont leur sont transmis par l’intermédiaire du  Vaad Harabanim, grâce à cette prière vibrante. Les larmes ont coulé, et durant les huit heures de trajet jusqu’à Hamadan, les envoyés du Vaad se sont préparés à ces instants émouvants. Ils vont retrouver les tombeaux où se trouve encore la présence de ceux qui ont sauvé le peuple juif, accompagnés par la bénédiction des Sages qui les ont mandés comme émissaires.

purim_5778_E_01Une prière pour l’éternité

Le roi des rois tend le sceptre de la Tsedaka vers nous et nous demande ce que nous souhaitons. Or, qui peut prétendre avoir tout ce qu’il désire ? Nous avons tous des requêtes innombrables, qui pour l’éducation des enfants, qui pour nos moyens de subsistance, qui pour la santé. Et quant au quotidien, nous avons également de nombreux désirs, de nombreux besoins. Nous tournons alors nos yeux vers le Ciel et nous implorons de toutes nos forces que nous puissions être exaucés. Le Kav Hayachar donne des instructions précises : Tous ceux qui demanderont d’être écoutés et liront le Psaume 22 « Ayeleth Hacha’har » (l’autre nom d’Esther) auront une part du mérite ancestral de nos Sages. En prononçant nos demandes et les noms d’Esther et de Morde’haï, nous seront connectés  à ses immenses personnages et nos prières monteront jusqu’au Trône divin.

Des mérites multipliés

Après six ans consécutifs, les délégués du Vaad Harabanim se rendront de nouveaux sur les tombeaux de Morde’haï et Esther. Ils éveilleront l’amour inconditionnel divin et évoqueront les mérites des donateurs, qui auront une force considérable car ils seront démultipliés par l’intervention des Guedolim qui soutiennent le Vaad Harabanim. En donnant d’eux-mêmes, en se souciant des personnes dans le besoin et des donateurs, ils ressemblent à Morde’haï et à Esther qui ont sollicité la miséricorde divine. A cet instant là, la terre et le ciel se rejoindront : comme au tant passé, nous réaliserons le miracle de Pourim.

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