Hamadan, Iran : Prière exceptionnelle sur les tombeaux d’Esther et de Mordeh’aï - Vaad harabanim

Hamadan, Iran : Prière exceptionnelle sur les tombeaux d’Esther et de Mordeh’aï

6/27/5771 03.03.2011

Pourim 5771 ne sera semblable à aucun autre Pourim. Car cette année, un événement exceptionnel se déroulera le jour du jeûne d’Esther, le jeudi 17 mars (11 Adar). Afin d’offrir à tous les donateurs une opportunité hors du commun, les Rabbanim du Vaad ont décidé d’organiser une prière sur les tombeaux d’Esther et de Morde’haï dans la ville de ‘Hamadan, à 360 km de Téhéran, en Iran, l’ancienne Perse où se déroula toute l’histoire de la Méguila.

 

La Providence divine réserve bien des surprises et des rebondissements. Comme nous l’enseigne la Méguila, la main d’Hachem n’est pas toujours visible mais elle est toujours agissante. Qui aurait pu croire que le Vaad Harabanim, pendant cette période troublée par des événements politiques imprévisibles, réussirait à organiser une prière exceptionnelle sur le site même où reposent nos ancêtres Esther et Morde’haï ? C’est sans aucun doute une aide du Ciel particulière qui a permis aux délégués de l’Association de se mettre en contact, dans la plus grande discrétion, avec des Juifs pieux d’Iran afin d’accomplir ce tour de force. Un miniane d’hommes dévoués qui tiennent à rester parfaitement anonymes, se rendra à Hamadan, où se trouvent les tombeaux de nos illustres aïeuls et prieront pour nous tous le jour du jeûne d’Esther. Pour une prière unique, lors d’un moment unique, dans un lieu unique. Afin que chacun des donateurs soit exaucé par le Ciel. Comme l’enseigne le Kav Hayachar (voir encadré), celui qui récitera le Psaume 22, connu pour être la prière d’Esther, sera entendu. C’est ce que propose le miniane de Hamadan : retrouver avec ferveur les mots de la reine afin de permettre des yechouoth. Remontons le cours de l’histoire afin de comprendre les enjeux réels …

 

Une étoile dans la nuit

 

La reine Esther est comparée à une étoile brillante qui éclaire le ciel de l’exil. Sa prière a permis au peuple juif d’échapper à la mort et à la destruction totale. Elle nous a donc ouvert les portes de la vie, à nous ses descendants. Sans elle, le peuple juif n’existerait peut-être plus. La prière qu’elle fit avant d’entrer chez le roi est historique et a laissé son empreinte à travers le temps. Afin que nous puissions prier et profiter de cet instant de grâce, aujourd’hui encore.

Le 13 Nissan, les écuyers du roi Assuérus partirent avec diligence distribuer les lettres ordonnant l’extermination des Juifs dans les 127 Provinces. Haman, le conseiller du souverain, détestait le peuple d’Israël et avait décidé de le détruire. Comment réagir devant pareille menace ? Comment annuler le décret ? « Grâce à la prière » fut la réponse donnée par la reine. A cette heure tragique, la reine Esther entreprit de se repentir et de jeûner durant trois jours. Elle demanda au peuple de transgresser l’interdit de ne pas jeûner durant la nuit du seder (le 15 nissan) afin d’annuler le décret fatal. Tout le peuple respecta sa requête, pria, jeûna et fit techouva. La vie du peuple d’Israël était en danger. Personne ne pouvait prévoir la tournure miraculeuse que prirent les événements.

La reine ne perdit pas courage et risqua sa vie en entrant chez Assuérus sans y avoir été conviée. « Tu m’étends dans la poussière de la mort ! » s’exclame t-elle, devant le Tout-puissant qu’elle implore. « Mon D.ieu, j’appelle de jour et Tu ne réponds pas, de nuit, et il n’est pas de trêve pour moi ».

L’obscurité de la nuit enveloppait le monde mais une étoile brillait pour son salut. Esther, comme un astre étincelant de kedoucha placé au zénith des espérances humaines, criait vers Hachem. Cette prière fervente est toujours audible durant les jours de Pourim. Il suffit de tendre l’oreille…

 

Celui qui tend la main est exaucé

 

Aujourd’hui comme à l’époque, le peuple d’Israël tire sa force de la prière. Les enfants et les vieillards. Les fiancées et les esseulés. Les fortunés et les déshérités. Tous se tournent vers les cieux pour prier. Ce formidable atout, hérité de nos pères, est accessible à tous. Dans l’adversité. Dans l’épreuve. Mais aussi dans les moments de bonheur et de réjouissance. Pour demander ou pour remercier. Pour supplier ou pour célébrer. Avec des mots simples ou des discours emphatiques. Avec le cœur ou avec l’âme. La nuit comme le jour.

 

Durant Pourim, Hachem est proche de nous et écoute nos prières. Nos Sages nous enseignent que pendant la fête, « Celui qui tend la main est exaucé ». Cela signifie que D.ieu accorde à l’indigent de quoi manger et se réjouir. Il écoute également tous les autres et reçoit leurs requêtes, comblant ainsi ceux qui reçoivent et ceux qui donnent. Ces jours exceptionnels nous sont offerts en cadeau. Pour nous et pour nos enfants, de génération en génération, à tout jamais.

 

Des constellations immortelles

 

Aucune prière ne se perd jamais. C’est ce que nous enseignent nos Sages dans le Talmud. Chaque tefila est recueillie sur le trône de gloire, entendue par Hachem et reçoit sa réponse. Ces prières forment des constellations immortelles qui nous protègent et nous sauvent les jours de danger. Certains moments sont plus propices que d’autres, certains endroits plus saints. La délégation d’Iran emportera avec elle la lumière d’Esther qui illumine les ténèbres et brille de toute sa pureté dans les sphères supérieures. Elle y évoquera le mérite de vos dons, qui réjouissent le cœur de nos frères et leur donnent la force de continuer.

Qu’Hachem écoute nos prières et les exauce.

 

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