Hiloula de Baba salé : Au-delà de la matière - Vaad harabanim

Hiloula de Baba salé : Au-delà de la matière

4/22/5771 29.12.2010

Le grand tsadik Rabbi Israël Abou’hatsera, plus connu sous le nom de Babé Salé, a permis au peuple juif de bénéficier de nombreuses délivrances. Le 4 chevath, nous fêterons sa hiloula à Netivoth où se rendront les délégués du Vaad Harabanim afin de prier pour vous.

 

Baba Salé était un Sage à l’érudition immense, reconnu pour sa grandeur d’âme, son dévouement sans limite et la force de sa prière. Ses jours étaient entièrement consacrés à l’étude, pour laquelle il se sacrifiait totalement. Il n’avait que peu de lien avec notre monde matériel et s’adonnait exclusivement à la Thora. Il étudiait aussi bien les textes « révélés », que ceux du domaine de la Kabala, « secrets ». Il rédigea des commentaires sur le ‘Houmach, sur la Guemara et également sur le Zohar.

De jour comme de nuit, son esprit était concentré sur les textes saints et ses yeux ne voyaient rien d’autre que les lettres hébraïques. Pourtant, il discernait bien d’autres choses invisibles pour le simple mortel… La perception d’un tsadik dépasse celle du simple des mortels car il a accès aux mondes supérieurs dans lequel la matière n’a pas de prise. Grâce à cette acuité particulière, Baba Salé était capable de faire de véritables miracles. Sa prière pouvait faire tomber la pluie dans les déserts, distinguer des sources loin des oasis, faire échouer les ennemis du peuple juif. Et rendre la vie à des parents accablés par le malheur.

 

Des mots énigmatiques

 

Baba Salé habitait en Erets Israël depuis quelques années. Un jour, un père éploré se rendit chez le grand Sage : son fils, soldat dans l’armée, avait disparu depuis plusieurs jours et était introuvable. Il avait été enlevé par des factions arabes et son père craignait le pire. Il était totalement désespéré.

 

– Cher Maître, dit-il, la voix étouffé par les sanglots. Mon fis a disparu. Son unité a été attaquée, et nous n’avons plus de nouvelles d’elle. Moché a été kidnapé ! Aidez-nous, nous avons besoin d’un véritable miracle !

 

Le saint Rav s’absorba en prière. La pièce était sombre et le père ne pouvait pas distinguer les yeux du tsadik. Etaient-ils ouverts ou fermés ? Ses lèvres semblaient également bouger mais il n’aurait su dire ce qu’il disait. Etait-ce des versets, des prières ou des textes saints ? Un silence enveloppa la pièce. Au loin, on entendait le vent du désert et du sable s’introduisait sous les persiennes et sous la porte. Le secrétaire du Rav se tenait debout, sans mot dire. Quant au père, il priait de toutes ses forces, ne sachant que penser de l’attitude du Rav. Soudain, Baba Salé prononça ces quelques mots énigmatiques : « Naké lo yinaké », extrait d’un verset figurant dans les treize attributs divins, « il sera lavé de ses fautes »…

L’homme restait sans voix. Il ne comprenait pas ce que signifiait cette citation mystérieuse. Après avoir retrouvé ses esprits, il remercia chaleureusement le Rav et sortit de la pièce. Quelques jours plus tard, Moché fut libéré et put retrouver ses parents. Il s’avéra que les paroles de Baba Salé étaient prophétiques : chaque soir, le jeune homme avait l’habitude de rester après la prière dans la synagogue afin de la nettoyer. C’est par le mérite de cette tâche qu’il avait été sauvé des griffes de ses ravisseurs. Le Rav avait vu juste, et aperçu son destin dans les sphères supérieures. Il l’avait annoncé dans la citation en forme de jeu de mot : « nettoyé, il sera lavé… de ses fautes ».

Ainsi était la force spirituelle du Rav : il voyait ce qu’aucun être vivant ne pouvait voir…

Sa mémoire est une bénédiction pour tous les Juifs qui souffrent et cherchent un salut personnel. Le 4 chevath, tous les donateurs peuvent se joindre aux envoyés du Vaad Harabanim qui prieront sur le kever du Rav pour une tefila spéciale. Pour ceux qui ont la foi, la matière n’a parfois que peu d’emprise…