Kaparot : le don de soi - Vaad harabanim

Kaparot : le don de soi

1/3/5777 05.10.2016

Un mot résonne dans les couloirs du Vaad Harabanim. Le mot « Kaparot ». Grâce au don aux pauvres, traversons les jours redoutables dans les meilleures conditions. Explications.
Dans les bureaux du Vaad, en cette veille de Yom Kippour, c’est l’ébullition. Des demandes sont faites par milliers chaque jour pour donner les kaparot. Cette tradition permet d’acquérir des mérites pour le jugement de Roch Hachana, en nous donnant l’opportunité d’offrir à un nécessiteux de quoi manger, de quoi se vêtir. En donnant de nous-mêmes, grâce à ce don, nous avons la possibilité d’adoucir les éventuelles sanctions décrétées le jour du jugement. Le mot « Kaparot » est celui que l’on entend en boucle au Vaad durant ces jours décisifs. Car donner de la tsedaka sauve de la mort. Les Juifs du monde entier le savent bien et appellent sans répit pour donner, et encore donner. Ce magnifique élan de solidarité transforme les mauvais décrets et nous protège tout au long de la nouvelle année.

Un parcours merveilleux

Hachem a tracé pour nous la route, en parsemant le calendrier de possibilités de nous amender. Première étape, en Eloul avec les sli’hot et la préparation avant la nouvelle année. Puis la prière de Roch Hachana où nous prenons conscience des enjeux à venir : la mort ou la vie, la santé ou la maladie, la richesse ou la pauvreté. Chacun de nous est jugé, en particulier. Puis viennent les dix jours entre Roch Hachana et Yom Kippour, période dite « redoutable », car bientôt, le jugement sera scellé par D.ieu. C’est la course contre la montre durant ce parcours merveilleux où tout peut basculer en notre faveur. Les Kaparot sont le secret qui nous permet d’accéder au pardon, et de ne plus redouter la sentence. Chaque jour qui passe, nous pouvons nous tourner vers l’autre, et par ce geste, convaincre le tribunal céleste de nos bonnes intentions. Nous pouvons attendrir le Ciel et obtenir Sa clémence par cette preuve d’empathie. Car au bout du fil, ce ne sont pas seulement les délégués du Vaad Harabanim qui nous répondent en enregistrant notre don. C’est aussi une transmission directe avec les hautes sphères qui reçoivent notre appel.

Un moment ultime

Puis vient le moment ultime, celui de la prière de Néïla. Semblables aux anges, nous avons été privés de nourriture et humblement supplié pour notre pardon. Dans sa grande mansuétude, Hachem entend nos pleurs et ouvre la porte. C’est là qu’interviennent nos Guedolim, toujours présents pour nous soutenir, eux qui nous considèrent comme leurs enfants. Ils nous bénissent durant Néïla, invoquent nos mérites, notre tsedaka et notre volonté de voir triompher le Bien. Plus que quelques minutes et le sceau divin sera apposé sur notre jugement. Nous avons bouleversé les mauvais décrets. Un simple coup de fil avant la fête a suffit.

Pour adresser vos dons des Kaparot et demander une bénédiction pendant Néïla, cliquez ici

 

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Pour adresser vos dons des Kaparot et demander une bénédiction pendant Néïla, cliquez ici