La crise boursière. Rav Its’hak Weil : Un seul placement sûr : la tsedaka - Vaad harabanim

La crise boursière. Rav Its’hak Weil : Un seul placement sûr : la tsedaka

2/7/5769 05.11.2008

Aujourd’hui, après les premiers soubresauts provoqués par la crise, les Rabbanim redoublent d’attention pour venir en aide à tous ceux qui sont dans la détresse. Rav Ist’hak Weil, Roch Yechiva d’Aix les Bains, lors de sa visite en Israël, a rencontré les grands de la génération, Rav Eliachiv et Rav Auerbach, pour participer à l’action du Vaad Harabanim. Parce que la tsedaka résiste à toutes les crises…

 

En Israël, l’annonce de la crise économique mondiale fait craindre une recrudescence de la pauvreté. C’est pourquoi les Rabbanim, inlassablement, se réunissent pour trouver de nouvelles solutions, afin que les nécessiteux ne ressentent pas trop durement les effets de cette crise. C’est dans cette dynamique que s’est inscrit Rav Its’hak Weil, Roch Yechiva d’Aix-Les-Bains, lors de son voyage en Israël. Malgré un emploi du temps surchargé, il a rencontré les responsables du Vaad Harabanim qui lui ont dressé un tableau des activités de l’Association et lui ont exposé les budgets à venir. Rav Ezriel Auerbach, président de l’Association lui a également donné des précisions sur l’histoire du Vaad ainsi que sur ses projets et a souligné l’importance de la communauté française dans la dynamique du don propre au peuple juif.

Rav Weil a également rencontré Rav Eliachiv et s’est associé à la bénédiction donnée à tous les donateurs du Vaad par ce grand dirigeant de la génération. Le Rav venu d’Aix-les- Bains a tenu à se rendre dans les bureaux de l’Association où il a rencontré Rav Gefner et Rav Becker, les deux directeurs généraux. Il a constaté sur le terrain que le Vaad Harabanim répondait chaque année à des milliers de cris de détresse dans tout le pays. Les centaines de dossiers tapissant les murs sont les témoins muets, mais oh combien évocateurs, du travail effectué grâce aux milliers de Juifs qui adressent leurs dons à travers le monde. Rav Weil a alors déclaré : « C’est magnifique qu’une action aussi importante se déroule au sein de bureaux aussi simples. »

 

Du World trade center à la chmitta

 

Le Roch Yechiva français a expliqué que les deux dernières chmitta, en 2001 et en 2008, nous ont offert la possibilité d’une prise de conscience : « En 2001, les Twin Towers ont été victimes d’un attentat sanglant. Le World Trade Center était la matérialisation du pouvoir de l’argent et il s’est écroulé, devant les yeux effarés du monde. La certitude d’une certaine solidité de l’Amérique s’est effondrée avec les Tours. Cette année, en 2008, la crise économique nous pose une autre question : l’argent des bourses et de la finance s’est subitement volatilisé, comme la fumée emportée par un grand vent. Les plus importantes banques mondiales ont déposé le bilan. Des milliers d’épargnants ont tout perdu, en quelques heures. La leçon à tirer de ces événements ? Prendre conscience qu’il existe des valeurs capables de résister à tous les orages et de nous inscrire dans une nouvelle dimension, celle de l’éternité. » Rav Weil a alors illustré son propos par cet exemple : « Lorsque l’on a 100 euros et que l’on donne 20 à la tsedaka, que nous reste t-il ? 80 euros ? Non, il nous reste 20. Car la tsedaka constitue l’argent le plus sûr pour l’homme qui veut épargner, non pas dans ce monde-ci mais pour le monde futur. »

Il a également cité un verset riche d’enseignements en ces jours d’incertitude : « Prélever tu prélèveras les dîmes ». Le terme « prélever » est répété ici deux fois par la Thora qui n’est jamais redondante par hasard. Mais alors, pourquoi cette répétition ? Les Sages enseignent que le mot « prélever » a la même racine que le mot s’enrichir. Il est donc implicitement promis par Hachem que celui qui donnera de la tsedaka s’enrichira.