La prière des Cohanim - Vaad harabanim

La prière des Cohanim

3/13/5770 30.11.2009

Malgré le froid, malgré le vent, des Cohanim se retrouvent une fois l’an pour prier au Kotel, face à l’endroit où leurs ancêtres, les Macchabées, ont rallumé la flamme de la Menora après avoir vaincu les Grecs. Ils sont le pont entre le passé et le présent et brisent l’antagonisme, le temps d’une prière, entre la glace et le feu. Explorons leur univers.

 

Il y a plusieurs milliers d’années, une poignée de Cohanim se rassembla pour se révolter contre les Grecs. Depuis trop longtemps déjà, ces derniers combattaient avec cruauté toute expression de la foi juive. Ils avaient le projet d’assimiler les fils de Jacob. Violents et sans scrupules, incomparablement plus nombreux et mieux armés, ils avaient déclaré la mise à mort du judaïsme et de leurs partisans. En Erets Israël, ce n’était que désolation et souffrance. La voix de la Thora s’était presque éteinte et les païens sacrifiaient des animaux impurs sur le mizbea’h d’Hachem.

Mathitiahou et ses fils, suivis par des hommes saints et valeureux, partirent en campagne. Ils bénéficièrent d’une aide du Ciel particulière et partout où ils passaient, ils rallumaient la flamme. Ils n’avaient aucune chance de l’emporter mais avaient la foi chevillée au corps. Honnis par leurs ennemis mortels, les Cohanim et leurs partisans bravèrent tous les dangers. Leur seule arme était la prière et ils supplièrent le Tout-Puissant de leur accorder la victoire.

Leur cause était juste, D.ieu les accompagnait. La petite armée qu’ils formaient était inspirée par la crainte de D.ieu. Bien que peu nombreux contre la multitude, ils ne perdaient pas espoir. Et contre toute attente, ils mirent les Grecs en déroute. La minorité remporta la victoire sur la multitude, la lumière l’emporta sur l’obscurité. Ce moment crucial, brisant les règles de la nature, reste unique dans toute notre histoire, et plus particulièrement dans l’ère de l’exil. Inscrit dans l’éternité, le phénomène est appelé à se reproduire chaque année, non pas dans la répétition des faits historiques mais dans la déclinaison de son potentiel spirituel : durant l’hiver, saison qui représente l’exil du peuple juif, la splendeur de la Menora, symbole de la Thora, illumine le monde. Portée par la foi des Cohanim, cette lumière incandescente et salvatrice est de nouveau accessible aux hommes.

 

Pour les miracles et pour les délivrances

 

Durant ‘Hanouka, le feu de la Thora brisa la glace de l’exil. D.ieu accorda une victoire et une délivrance aux persécutés. Il livra les forts aux mains des faibles, les hommes nombreux aux isolés. L’impureté fut vaincue par la pureté. Les prières de Mathitiahou et de ses fils furent entendues et les enfants d’Israël furent sauvés. Aujourd’hui, la tefila des Cohanim a gardé ce caractère exceptionnel. Durant les huit jours de la fête, des hommes dénués d’intérêts personnels, des hommes au cœur vibrant, des hommes dévoués et aimants, se rendent au Mur des lamentations. Ces Cohanim forment un miniane saint et juste, capable d’intercéder auprès du Tout-puissant. Comme leurs illustres ancêtres, ils sont armés de mots puissants et non d’épées tranchantes. Comme les Macchabées, ils relèvent le défi par la seule force de leur tefila. Ils ont choisi la plus noble des causes : aider les indigents et prier pour tous ceux qui s’impliquent dans cette lutte.

 

Tournés vers le Saint des Saints

 

Les Cohanim se rendent au Mur des lamentations afin d’épancher leur cœur à l’endroit le plus proche du Saint des Saints. Ils parcourent les tunnels du Kotel afin de s’y rendre. L’émotion étreint tout Juif qui se rend dans cet endroit si singulier et empreint l’histoire. C’est tourné vers le Kodech Hakodachim, là où leurs ancêtres accomplissaient le service divin, qu’ils adressent leurs requêtes à D.ieu. Requêtes pleines d’amour et de crainte pour le Roi des Rois qui peut accorder le salut à toute personne en souffrance ainsi qu’au peuple juif dans son ensemble. Ces Rabbanim et ces Avre’him importants se retrouvent le temps de cette prière et revivent les moments historiques vécus lors du premier ‘Hanouka. Grâce à leur sincérité, grâce à leur dévouement, l’antagonisme entre le feu et la glace est brisé. Tous ceux qui souffrent ou se sentent abandonnés peuvent bénéficier de cette tefila extraordinaire. Au plus profond de l’exil, de l’hiver et de l’obscurité, la lumière de la Thora brille à nouveau.

 

Pour envoyer votre nom aux cohanim, cliquez ici.