La réunion à Lyon - Vaad harabanim

La réunion à Lyon

8/4/5768 09.04.2008

A l’appel du Grand Rabbin de Lyon, les Rabbins de la région se sont réunis pour s’engager auprès du Vaad HaRabanim pour la Tsedaka en Erets HaKodech, et devenir ses porte-paroles et ses émissaires auprès de leurs communautés.

 

Après la présentation d’une vidéo retraçant l’activité du Vaad HaRabanim, le Grand Rabbin, rav Wertenchlag prend la parole.

Le Grand Rabbin présente les envoyés du Vaad HaRabanim, rav Gefner et rav Becker. Il donne des informations sur le Vaad, ses promoteurs – les Grands d’Israël – son activité – qui touche toutes les populations de l’ensemble d’Erets Israël – le sérieux de son organisation, et sur l’implication des rabanim locaux de tout Israël.

Une vidéo de présentation de l’organisme est ensuite projetée.

Ensuite, le Grand Rabbin reprend la parole. Il explique que l’aide aux pauvres d’Erets Israël et de Jérusalem est le moyen privilégié de construction du troisième Beit HaMikdach. Il insiste sur l’importance de la démarche des envoyés du Vaad, qu’il met en parallèle avec une visite du ‘Hida z’tsl dans cette même ville de Lyon, voici 230 ans (à l’époque du roi Louis XIV), pour une entreprise analogue : il collectait de l’argent pour la communauté de ‘Hévron, en Erets Israël. A l’inverse du ‘Hida, qui voyant l’état lamentable de la synagogue, a payé de sa poche pour l’améliorer, il compte sur la communauté actuelle pour apporter une contribution généreuse qui, selon les textes, sauve de la mort et donne la vie.

 

Le Dayan de Lyon, rav Yi’hia Teboul, remercie le Grand Rabbin et raconte deux histoires émouvantes, l’une du rav Kroizwitz z’tsl d’Anvers qui, tout jeune homme, a été sauvé d’une mort certaine de la main des Allemands im’ch par le mérite d’une remarquable action de ‘hessed, s’étant contraint à dormir pendant des mois directement sur le sol, pour permettre à un pauvre aveugle d’utiliser son propre matelas. L’autre, transmise par l’Admour de Karlin, qui explique que notre maître Moché a mérité de conserver des yeux clairs et une peau jeune jusqu’à 120 ans, car lors de sa première sortie pour voir ses frères il a essuyé leur yeux et leurs joues irrités par le sable du désert, par commisération pour leurs souffrances. Rav Teboul termine par une explication de la persistance des pauvres dans le Klal Israël (Avoda Zara) : Hachem aime les malheureux, car c’est grâce à eux et à la Tsedaka que leur font leurs frères Juifs que ceux-ci peuvent accéder au Olam Haba. C’est un grand ‘hessed que de pouvoir aider les vivants !

 

Rav Gefner explique ensuite les particularités du fonctionnement du Vaad HaRabanim dont il est le directeur : le Vaad est connu de tout Israël, depuis 15 ans qu’il a été fondé. C’est une adresse sûre, on est certain que les dons arrivent à leurs destinataires réels. Le Vaad, par l’intermédiaire de 1300 rabbins tous bénévoles, développe son action dans 190 agglomérations d’Israël, du nord au sud. Les problèmes des nécessiteux d’Israël sont de plus en plus graves, à cause des réductions brutales et drastiques des aides sociales, et du chômage. Même des familles qui fonctionnaient en équilibre sur un faible revenu s’effondrent maintenant, à la merci du moindre événement (maladie, perte d’emploi, difficultés de tous ordres.) Le Vaad s’est engagé depuis le début de l’année pour 60 000 000 chékels, en faveur de 6000 familles dans le besoin. Le rav Gefner donne des exemples de cas particulièrement dramatiques, (une famille de 11 enfants, dont 6 de moins de 3 ans – des triplés, puis des jumeaux, et un autre bébé – dont le père meurt dans un accident… ) Il explique que les problèmes sont de tous ordres (faim, santé, éducation, etc.) Le Vaad procède avec diligence, sollicitant les pouvoirs publics et les caisses d’aide sociale avant même d’utiliser les fonds des généreux donateurs. Le tout dans la plus grande discrétion, avec le plus grand tact. Le rav explique que selon la halakha, les pauvres d’Erets Israël ont le même statut que les « Anyiei Irekha », les pauvres de la ville. Il manque un million de dollars pour couvrir les engagements. Il faut que toutes les personnes présentes deviennent des militants pour le Vaad, et assure que tous les rabbins qui ont pris cette responsabilité sur leurs épaules ont vu les contributions de leurs fidèles augmenter non seulement pour le Vaad HaRabanim, mais aussi pour leurs propres communautés ! La bénédiction appelle la bénédiction.