Lag baomer à Méron avec Rabbi Chimon Bar Yo’haï - Vaad harabanim

Lag baomer à Méron avec Rabbi Chimon Bar Yo’haï

9/25/5774 25.05.2014

Des supplications se mêlent aux chants de joie. Des pleurs aux larmes de réjouissance. Durant la nuit de Lag baomer, des milliers de Juifs se retrouvent pour former un peuple uni, et prier d’un seul cœur, comme un seul homme. Associons nos prières aux leurs, grâce aux envoyés du Vaad Harabanim.

Dans la nuit du désert, les températures tombent très bas. Mais dans la grotte de Rabbi Chimon Bar Yo’haï, qui étudiait avec son fils Rabbi Eleazar, une chaleur intense régnait. Malgré l’exil forcé, la fuite devant les Romains et l’enfermement dans une grotte obscure, la lumière était grande. Rabbi Chimone étudiait la Thora et révélait des secrets de Kabbale à son élève. Alors qu’une épidémie avait décimé ceux de son Maître Rabbi Akiva, il perpétuait la connaissance, illuminé du flambeau de la foi. Le 33e jour de l’omer, qui était la date anniversaire de la fin de l’épidémie, des années plus tard, il rendit son âme pure à Son créateur. Depuis lors, c’est une date chargée d’une émotion extrême que célèbrent chaque année les Juifs. Le 33e jour de l’omer, Lag baomer, le 18 Iyar, est une opportunité pour chacun d’entre nous de tendre la main à l’autre et de prier.

 

La prière est un feu

 

 

Rabbi Chimone, outre le Zohar, légua un autre héritage au monde : l’art de la prière. C’est peut-être ce qui explique les feux que l’on dresse le soir de Lag baomer, comme un témoignage incandescent du lien qui nous unit à D.ieu. Insaisissable comme une flamme, lumineuse comme elle, la prière est aussi immatérielle que le feu. Et elle apporte autant de bienfaits. Comme le feu qui éclaire la nuit et réchauffe les hommes, la prière illumine l’obscurité de l’exil et élève les âmes. Rabbi Chimone priait pour tous les Juifs de sa génération, en n’oubliant jamais les indigents. Il enseigna qu’en pensant à son prochain, en tendant la main à l’autre, on pouvait raccourcir l’exil et sauver le peuple d’Israël des 70 loups qui l’entourent. C’est pourquoi le Vaad Harabanim a choisi ce jour pour lancer la prière d’un an en faveur de tous ceux qui le souhaitent. Ainsi, ceux qui ne peuvent se rendre à Méron seront représentés par les envoyés du Vaad qui mentionneront leurs noms et leurs requêtes. Et c’est ainsi que leurs larmes se mêleront aux chants de joie, et que leurs supplications, en faveur des déshérités, qu’ils soient dans la misère physique, spirituelle, psychologique ou matérielle, monteront jusqu’au trône de gloire. En mémoire de Rabbi Chimone.

La prière d’un an commencera le soir de Lag baomer à Méron, le 14 mai 2014. Pour vous joindre à cette tefila, cliquez ici.