Lag baomer : Une prière ardente sur la tombe de Rabbi Chimon - Vaad harabanim

Lag baomer : Une prière ardente sur la tombe de Rabbi Chimon

9/5/5770 19.04.2010

Lag baomer. Une date attendue par tous les Juifs, au cœur même du compte qui nous mène au don de la Thora. Une date particulière, jour de la hiloula de Rabbi Chimon Bar Yo’haï. Une date que nous vous proposons de partager avec nous.

 

Les délégués du Vaad Harabanim seront présents, fidèles, le 33e jour de l’omer, dit « lag baomer », à Méron, sur la tombe de Rabbi Chimon. Ils tiennent, comme chaque année, à représenter tous ceux qui n’ont pu faire le voyage. Pourquoi ce jour ? Tant d’événements remarquables s’y sont déroulés. C’est d’abord, bien sûr, le jour qui marque la fin de l’épidémie qui décima les 24 000 élèves de Rabbi Akiva. C’est aussi le jour de la disparition de Rabbi Chimon Bar Yo’haï. Ce jour-là, avant que le tsadik ne s’élève vers les plus hautes sphères spirituelles, il légua au monde un héritage unique : les secrets de la Kabbale. Les feux allumés par toutes les communautés juives du monde le sont en souvenir de l’immense lumière que Rabbi Chimon légua alors pour l’éternité.

C’est donc un jour très particulier pour tous ceux qui souhaitent se rapprocher de la flamme de la Thora, afin d’accéder à une plus grande proximité divine.

 

Un arc en ciel de feu

 

Après le déluge, Hachem promit à Noa’h de ne plus jamais provoquer un nouveau maboul. Il scella une alliance avec lui : si jamais les hommes fautaient encore, D.ieu enverrait un signe afin qu’ils puissent prendre conscience de leur attitude et se reprendre. Ce signe signifierait que le monde allait à sa destruction mais que par le mérite de Noa’h, la menace ne s’accomplirait pas. Ce signe était l’arc en ciel. Ainsi, lorsque nous voyons dans le ciel un arc en ciel, nous savons que c’est un mauvais signe pour l’humanité.

Or, durant toute la génération de Rabbi Chimon, et par le mérite de celui-ci, aucun arc en ciel ne vint troubler le ciel d’Erets Israël. La grandeur spirituelle du tsadik préservait ses contemporains de toute menace. C’est dire quel homme extraordinaire il était. L’une de ses caractéristiques était l’amour qu’il nourrissait pour les autres. Un épisode de sa vie l’illustre particulièrement.

Après avoir étudié de longues années dans une grotte afin d’échapper aux Romains, Rabbi Chimon sortit avec son fils pour retrouver le monde. Tous deux étaient semblables à des anges : ils s’étaient entièrement coupés des contingences matérielles pour se plonger dans les mystères de la Thora et s’imprégner de sa sainteté. Lorsque le fils de Rabbi Chimon vit un homme labourer son champ, il ne put s’empêcher de le foudroyer – littéralement – du regard. Comment pouvait-on s’adonnait à des tâches profanes ? L’homme mourut sur l’instant. Rabbi Chimon fut touché au plus profond de son être. Avoir provoqué cette mort le peinait au-delà de tout. Il prit conscience que même si son fils et lui-même avaient atteint les plus hauts sommets de la vie spirituelle, ils devaient encore se parfaire afin de comprendre leur prochain. Il décida donc de retourner dans la grotte.

Quelques années plus tard, lorsqu’il monta au ciel, le 33e jour de l’omer, il avait accédé au plus grand niveau d’amour de l’autre. Ainsi, en ce jour extrême, pour sa sainteté et sa lumière qui illuminent encore le monde, tous souhaitent allumer une flamme sur la tombe du tsadik et prier pour les siens. Grâce au Vaad Harabanim, même si vous habitez Paris, Marseille ou toute autre ville et que vous ne pouvez vous rendre à Méron, vous y serez, avec nous…

 

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