L’autre visage de la guerre - Vaad harabanim

L’autre visage de la guerre

4/12/5769 08.01.2009

Le Sud d’Israël, depuis des années, subit plusieurs fois par jours les attaques du ‘Hamas. En lançant des roquettes quassam, l’organisation terroriste palestinienne sème la terreur sur les populations juives. La vie sous les missiles est devenue intolérable. Enfants traumatisés, parents sous calmants. Des dizaines de roquettes s’abattent quotidiennement sur les villes de Sdéroth, et aujourd’hui d’Ofakim, d’Ashdod où d’Ashkelon. Nos frères ont besoin de nous, aujourd’hui plus que toujours.

 

La terreur a un nouveau visage. Après les bombes humaines, le ‘Hamas emploie une méthode implacable : l’envoi de quassam sur les populations civiles du Sud d’Israël. Cette information, que nous entendons depuis des années sans toujours y prêter attention, cache une réalité terrifiante. Dernièrement, à Ashdod, une mère de famille de 38 ans a trouvé la mort en allant faire ses courses : lorsque la sirène a retenti, elle n’a pas eu le temps de sortir de sa voiture pour rejoindre l’abri et le missile s’est écrasé sur elle. D’autres sont plus chanceux et sont « seulement » blessés. D’autres encore sont sains et saufs mais vivent dans leur chair une guerre permanente : depuis 8 ans déjà, l’existence entière est conditionnée par les attaques palestiniennes. Chaque jour, chaque heure, chaque minute, apporte son lot de peur et de traumatisme. Les Israéliens vivent au quotidien l’épreuve de la roulette russe : où va s’abattre la prochaine roquette ?

A l’hôpital d’Ashkelon, une femme a dû accoucher sous une pluie de missiles. Impossible de se rendre dans l’abri. Le personnel soignant est resté à ses côtés, tentant de dissimuler sa peur. Par miracle, aucun quassam ne s’est abattu sur l’hôpital. Mais les séquelles psychologiques restent. Un témoin raconte qu’un jour, de 5 heures de l’après-midi à 1 heure du matin, les alertes ont eu lieu toutes les vingt minutes : il faut chaque fois se rendre dans l’abri, la peur au ventre. Les enfants crient, les parents se sentent impuissants à les protéger. Cela crée des situations de paniques qui marquent pour toujours. Terrorisés, les gens ne parviennent plus à dormir.

Les habitants de ces villes « à haut risque » prennent des tranquillisants et tentent d’apaiser leurs angoisses. Les cabinets des assistantes sociales et des psychologues ne désemplissent pas. Mais ils ne savent plus comment rassurer une population apeurée et traumatisée.

 

Le combat pour la survie

 

 

Comment aller faire ses courses ? Comment se rendre au travail ? Comment assurer la vie de tous les jours ? Ces questions tiraillent les Israéliens mais aucune réponse ne point à l’horizon. Des centaines de personnes n’ont plus d’emploi et ont perdu leurs moyens de subsistance. Par exemple, les usines ne peuvent fonctionner sous les alertes, les commerces ont subi des pertes sèches. En effet, les achats de la population se limitent au strict minimum. A Sderoth, le chômage pour cause de guerre atteint la majorité de la population. Depuis l’offensive à Gaza, cet état de fait touche les villes du sud : le ministère de la défense conseille d’éviter de se rendre sur son lieu de travail afin qu’il n’y ait pas de rassemblement de population.

De nombreuses familles n’ont pas la possibilité financière de rejoindre des villes protégées. Ils constatent chaque jour, impuissants, que leur réfrigérateur est vide et que leurs enfants ont faim. Mais ils n’ont pas de solution.

La réalité est là : la misère est l’autre conséquence des missiles quassam. Pour faire face à cette nouvelle réalité, le Vaad Harabanim a mis en place une action d’urgence pour aider toutes les familles en difficulté. L’Association de tsedaka n° 1 en Israël distribue, selon la demande, des milliers de bons d’achat dans les villes les plus touchées : Sdérot, Ashkelon, Ashdod, Netivot, Ofakim, Beer Cheva. Ces bons alimentaires sont utilisables dans les grandes surfaces et permettent aux plus vulnérables de ne pas sombrer dans la détresse et la faim.

Cette semaine il a été distribué presque 350.000 chékels en bons d’achat à plus de 900 familles. Chaque famille recevant une allocation d’une valeur de 350 chékels (70 Euros) par semaine. L’autre guerre à remporter est menée sur le terrain. Aidez-nous.

 

Pour soutenir une famille cliquez ici.

 

 

 

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