Le Bien en action - Vaad harabanim

Le Bien en action

13/23/5781 31.08.2021

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Notre désir d’aider les autres ne se dément pas au cours des années. Le nombre de dons au Vaad Harabanim augmente malgré la crise. Grâce à cette formidable générosité, le Vaad Harabanim mène des actions qui défient la fatalité, mois après mois. Suivons pas à pas les hommes et les femmes qui se battent sur le terrain et redorent, grâce aux donateurs, le blason de la solidarité juive.

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Monsieur Dim avait été malade durant des mois. Il n’avait pas vu ses enfants durant une très longue période. Ce jour-là, il devait rentrer chez lui après une opération du cœur. Quel joie de revoir enfin sa femme et ses enfants ! De leur côté, ceux-là étaient tout occupés à ce retour bouleversant. Ils lisaient des Tehilim, préparaient des gâteaux, avaient collé des dessins et des messages de bienvenue à leur cher papa. Après une période si difficile, c’était la joie ! Papa pourrait enfin les serrer dans ses bras et les embrasser ! C’était l’ébullition totale chez la famille Dim. Tout le monde l’attendait avec impatience, le cœur serré par l’émotion. Malheureusement, les retrouvailles n’ont pas eu lieu… Dans la journée, un coup de téléphone fatal avait scellé leur destin. L’hôpital avait annoncé la nouvelle dramatique. Le  cœur avait lâché, malgré le stimulateur cardiaque que l’on venait de lui implanter. Quel terrible drame ! Toute la famille est en pleurs, désorientée. C’est maintenant des allées et venues incessantes pour organiser les funérailles et les sept jours de deuil.

Rivki, la fille aînée, fait de son mieux pour consoler ses petits frères et sœurs. Elle leur parle de leur papa, tente de les rassurer, d’évoquer ses mérites, leur donne du courage pour être forts devant l’adversité. Et puis, elle ouvre l’armoire de sa chambre. Là, elle voit sa robe de mariée et s’effondre. Cette robe qu’elle doit porter dans une semaine et demie pour son mariage, juste le temps de finir les Shiva ! Une terrible tristesse l’envahit et des larmes de désespoir coulent sur son visage. Son père devait la mener sous le dais nuptial mais c’est elle qui l’accompagnera jusqu’à sa dernière demeure.

Des Rabbanim et des représentants du Vaad Harabanim se rendent, le cœur serré, chez la famille Dim. Durant les sept jours de deuil, ils se sont rendus chez les endeuillés, pour leur apporter du réconfort. Ils se sont souciés de leurs besoins, ont cherché des solutions, se sont mobilisés pour le mariage de Rivki. Ils ont analysé, projeté et commencé à prévoir des aides pour ce mariage mais également pour ceux des six autres orphelins le jour venu.

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Ouvrir les cœurs

Les délégués du Vaad sillonnent le pays afin de sensibiliser le public à la cause des veuves et des orphelins, qui étaient la première vocation de l’Association. « Les responsables ont une sensibilité hors du commun qui leur permet d’ouvrir les cœurs, explique David Choukroun, un autre responsable du Vaad. Leur immense connaissance du terrain leur confère les compétences nécessaires pour mener à bien des actions extraordinairement rapides et efficaces. Car lorsqu’une famille est endeuillée, il faut agir vite et bien. Tous les recours sont listés et les résultats des recherches de fonds consignés de façon claire et transparente. Les dossiers ouverts pour les bénéficiaires contiennent des informations sur la situation financière des familles, sur leurs besoins réels, sur leurs dépenses et leurs revenus. Rien n’est laissé au hasard. Des suivis sont organisés afin de combler les manques le cas échéant. C’est un travail minutieux et professionnel, 100 % Tsedaka. Les frais de gestion et de publication sont financés par des donateurs extérieurs, ce qui permet de redistribuer intégralement les sommes récoltées. » Pour le Vaad Harabanim, la transparence est une valeur cardinale. « Nous connaissons au centime près combien d’argent est parvenu pour les fonds d’entraide. Cet argent est intégralement versé aux familles. Ensuite, nous vérifions comment il est utilisé. Cela permet des évaluations permanentes qui fixent les véritables besoins des bénéficiaires. La gestion des fonds est très importante et elle se fait dans le souci permanent du bien et de la vraie Tsedaka comme elle est préconisée dans la Thora. Aider, protéger, sauver. Grâce à la solidarité juive, ce sont des milliers de miracles qui s’opèrent chaque année !

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