Le bout du tunnel - Vaad harabanim

Le bout du tunnel

6/26/5774 26.02.2014

Les activités du Vaad Harabanim sont nombreuses et diversifiées. En parallèle avec l’aide octroyée aux personnes seules, aux veuves et aux orphelins, l’Association s’implique dans des cas de détresse extrême. C’est le cas de Raphaël, qui nous a raconté son histoire.

Il y a quelques années, Raphaël, marié et père de six enfants, vivait une existence paisible avec son épouse. Puis une maladie a tout fait basculer et il a traversé un tunnel dont il ne voyait plus la fin. « La durée et l’intensité des soins ont été problématiques. Et même si grâce à D.ieu, j’ai pu récupérer, la rééducation a été longue. Si bien que j’ai perdu mon travail », explique Raphaël, le regard dans le vide. C’est à partir de là qu’il va être aspiré dans une cruelle spirale. Il recherche du travail mais ne trouve rien. Il est en fin de droit du chômage et commence à contracter des dettes. « Ne voyant pas d’issue, poursuit-il, j’ai emprunté de l’argent en espérant que j’allais rapidement retrouver du travail et que j’allais le rembourser. Mais à mon grand désespoir, les portes se fermaient les unes après les autres. »

 

Des solutions d’urgence

 

 

Raphaël ne veut pas inquiéter sa famille et assure le quotidien. Mais les dettes s’accumulent et il n’a pas le loisir de mettre les choses à plat et de prendre les bonnes décisions. « Je cherchais en permanence des solutions d’urgence, explique-t-il, et je n’avais plus les moyens de trouver les réponses adéquates. C’était un véritable enfer. Bientôt les dettes se sont tellement accumulées que je ne voyais plus comment j’allais m’en sortir… C’est là que le Vaad Harabanim est intervenu ».Ce sont de proches amis, se doutant de quelque chose, qui appellent le Vaad Harabanim. Des bénévoles, spécialistes de la gestion, entrent en scène, analysent la situation puis proposent des solutions concrètes. « Ils ont rapidement compris que tout le problème résidait dans la spirale des dettes. Ils ont immédiatement contacté la banque afin de centraliser toutes celles que j’avais contractées afin de pouvoir les rééchelonner. En parallèle, ils m’ont proposé le réaménagement de mon appartement afin d’y créer un studio dont la location permettrait de rembourser ces dettes. Leur intervention a été pour moi un réel sauvetage. »

 

Des anges gardiens

 

 

Durant quelques mois, Raphaël reçoit des bons d’achat pour les produits de première nécessité. D’autre part, grâce à un fonds spécial d’entraide, il peut régler toutes les factures (impôts locaux, gaz, eau, électricité). Un véritable oxygène pour cette famille en phase d’étouffement. « À la maison, nous appelons les délégués du Vaad nos « anges gardiens », dit-il avec un sourire plein de reconnaissance. »Bientôt, ceux-ci proposent à Raphaël une reconversion professionnelle. « J’ai alors vécu un miracle supplémentaire… Durant des années, je devais toujours parer au plus urgent et je n’aurais jamais pensé à la solution proposée par les délégués de l’Association : changer de domaine d’activité et suivre une nouvelle formation professionnelle. Grâce à cette reconversion, j’ai trouvé un travail ! Depuis que les bénévoles du Vaad sont entrés dans ma vie, je ne suis plus seul… J’ai senti qu’on me lançait des cordes pour remonter et que ce sont les donateurs qui me les tendaient ! Je n’ai pas de mots pour les remercier… »

Pourim est la fête de la joie par excellence. Les rires, les chants, les déguisements, les festins et l’envoi des michlo’hé manoth sont une source de réjouissances infinies. Malheureusement, beaucoup manquent du strict minimum, et n’ont pas de quoi passer la fête. À toutes ces familles, vous pouvez dire : « vous n’êtes pas misérables, vous passerez dignement la fête. Nous sommes là à vos côtés ! »

 

 

 

C’est ça le but des matanoth laevionim : unir le peuple juif, que ses membres soient aisés ou non. Vous avez cette opportunité, ne la laissez pas s’enfuir. Cliquez ici.

 

 

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