Le Vaad Harabanim, mode d'emploi - Vaad harabanim

Le Vaad Harabanim, mode d’emploi

13/14/5773 20.08.2013

Hillel Greenbaum est âgé d’une quarantaine d’années. Son large sourire prédispose immédiatement ses interlocuteurs à se sentir en confiance. Même si Hillel, l’expert comptable du Vaad Harabanim, a pris tout son temps pour répondre à nos questions, il faut se rendre à l’évidence : il a beaucoup à faire et son temps est compté. Il faut dire qu’il est au centre d’un organisme vital pour notre peuple…

Il est treize heures. L’heure généralement consacrée au déjeuner dans les entreprises est celle qu’Hillel a choisie pour nous recevoir, sans doute pour ne pas perdre de temps. Son bureau exigu, d’une simplicité extrême, ne laisse pas présager de l’importance du rôle qu’il remplit au sein du Vaad Harabanim. Discret et direct, Hillel nous dévoile les secrets de l’Association. Depuis plus de dix ans, c’est lui qui est en charge de toute la comptabilité du Vaad. Une lourde tâche, impliquant un grand sens des responsabilités, ce qui ne semble pas faire peur à Hillel. Détendu mais précis et rapide, il nous explique le fonctionnement de la caisse de tsedaka mondialement reconnue. « Le Vaad Harabanim, comme son nom l’indique, est dirigé par les Rabbanim qui prennent toutes les décisions. Tout l’argent récolté doit être immédiatement reversé. Par ailleurs, nous avons à cœur de suivre rigoureusement la législation et de faire extrêmement attention à agir dans la plus pure légalité. »

 

 

Sur le qui-vive

 

 

Hillel est parfois sous pression mais ne se laisse jamais déborder par la situation. Il a éprouvé ses méthodes de travail qui, comme son planning, sont bien huilées. « Ma mission est simple. Je prépare les livres de comptes, fait des vérifications et établit les bilans en fin d’année. Je suis également en charge des relations avec les banques. Ceci étant, nous faisons appel en fin d’année à un comptable extérieur qui vérifie également tous les livres de compte et les bilans. »

La devise d’Hillel est d’être toujours sur le qui-vive. Il veut donner le maximum de lui-même afin de ne laisser passer aucune erreur, tout en restant d’une discrétion à toute épreuve. Il prône une totale transparence et respecte cependant soigneusement le secret professionnel. « Nous soumettons tout au public excepté bien sûr les livres qui contiennent les comptes bancaires des nécessiteux où apparaissent leurs noms. Il est arrivé plus d’une fois que de grands donateurs soient venus voir de près comment avait été distribuée leur participation. Ils n’ont jamais été déçus et après leur visite, leur soutien n’a fait qu’augmenter. »

Hillel marque une pause, visiblement ému à l’idée de toutes les personnes qui sont aidées au quotidien, malades sans ressources, personnes âgées esseulées ou encore orphelins issus de familles nombreuses. Hillel se lève alors et nous accompagne dans la pièce attenante. Aussi simplement meublée que l’est son bureau, la salle des dossiers est cependant très impressionnante. C’est sur ces étagères en fer que se jouent de très nombreuses destinées. Hillel nous confie qu’il est toujours impressionné lorsqu’il entre dans cette pièce…

« Lorsque j’arrive au Vaad, j’ai la sensation de me trouver au cœur du monde de la tsedaka de notre peuple. Imaginez-vous être à l’intérieur du cœur d’un homme. Le sang parvient au cœur puis repart pour le bien de tout l’organisme. Et bien ici c’est la même chose. C’est inimaginable de se retrouver au centre d’un système où toute la tsedaka du monde, des États-Unis à l’Europe, en passant par le Canada ou l’Amérique du Sud, afflue vers un petit bureau afin d’être intégralement redistribué ! C’est une sensation vertigineuse ! L’aide financière et le soutien de la communauté sont essentiels et réjouit le Créateur, je n’en ai aucun doute. J’en profite pour inviter toute personne désireuse de nous rencontrer à venir ici, au bureau du Vaad ! Nous nous ferons un plaisir de lui montrer les fruits de notre travail commun, qui constitue un véritable arbre de vie. »

 

Grâce à vous, le Vaad Harabanim a pu distribuer cette année

 

4 724 Aides médicales : Esther a été victim d’un accident vasculaire cérébral. Elle doit recevoir de nombreux soins et subir plusieurs opérations. Elle vient d’un milieu très modeste et ne dispose pas des sommes nécessaires. Grâce à vous, elle a été aidée.

 

1 263 Soins dentaires : Des enfants, mais aussi des adultes et des personnes âgées ont bénéficié cette année de nombreux soins dentaires. Sans vous, auraient-ils été en mesure de se soigner ?

 

7 490 Bourses pour personnes en difficulté financière : Myriam a divorcé il y a quelques mois à cause de violence familiale et ses enfants sont dans une grande détresse. Elle travaille mais le loyer et les autres dépenses fondamentales ne peuvent être assurés par son faible salaire. Votre soutien a été essentiel.

 

24 963 Paniers alimentaires : Ils permettent avant chaque fête d’assurer le minimum de denrées nécessaires à la célébration des ‘hagim. N’oublions pas que pour une famille en difficulté financière, ce poste représente des dépenses considérables. Vous y avez participé.

 

2 803 Soutiens scolaire : Chirel a un retard scolaire et a besoin de cours particuliers, Samuel a des problèmes de concentration et doit consulter un spécialiste, Noémie vient d’arriver en Israël et doit se remettre à niveau en hébreu. Pour tous ces enfants et bien d’autres encore, votre générosité a compté.

 

5 123 Aides pour les veuves et les orphelins : Pour le petit Yossi qui vient de perdre son papa, l’avenir est plus qu’incertain. Qui peut rester de glace devant les larmes qui coulent le vendredi soir sur son oreiller alors que tous les garçons de son âge s’en reviennent de la synagogue avec leur père ? Il a besoin d’une aide psychologique et d’un soutien au jour le jour. Ensemble, nous les lui avons offerts

 

 

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