L'heure de la Néïla - Vaad harabanim

L’heure de la Néïla

1/3/5770 21.09.2009

A la demande de Rav Nissim Karelitz, le grand dirigeant spirituel de la génération, une réunion concernant le Vaad Harabanim s’est tenue à son domicile le mois dernier. Les grands Sages du peuple juif ont tous répondu présents. Ce moment passé au sommet restera gravé dans les annales.

 

Un Sage du peuple juif est à l’écoute de son peuple. Malgré sa notoriété, malgré sa fatigue et ses responsabilités, malgré son emploi du temps saturé, il sait se rendre disponible quand il le faut. Rav Nissim Karelitz a tenu à organiser une réunion avec les plus grands Rabbanim de notre génération afin de faire le point sur une cause qui tient à cœur à tous les Guedolim : le Vaad Harabanim. Après la disparition de trois Rabbanim l’année passée, il fallait nommer les hommes susceptibles de les remplacer et d’être les délégués de l’Association auprès des communautés de trois grandes villes. La réunion fixa également les grandes lignes de l’action à réaliser pour l’année 5770.

A l’arrivée des Grands du peuple juif, une atmosphère très particulière régnait au domicile de Rav Karelitz. Rav Aharon Leib Steinman, Rav Mi’hel Yehouda Lefkovith et Rav Chmouel Wozner, ces hommes d’une stature spirituelle exceptionnelle étaient réunis pour soutenir de leur mieux une œuvre chère aux yeux d’Hachem.

Rav Karelitz avait-il eu du mal à organiser cette réunion ? Absolument pas. Nos dirigeants acceptèrent immédiatement l’invitation, conscients de la tâche immense accomplie par le Vaad Harabanim. La modeste demeure du Rav semblait s’être transformée, pour l’occasion, en sanctuaire où brûlait le feu sacré de la kedoucha. Faisant preuve d’une grande modestie, Rav Karelitz déclara en guise d’introduction qu’il ne prenait pas la place revenant au maître des lieux car il considérait qu’elle échoyait au Vaad Harabanim. Les Grands Sages, semblables aux Guéonim d’autrefois, restèrent profondément concentrés durant toute la réunion et ne prononcèrent pas un mot superflu. Il faut dire que les enjeux étaient de taille. Les directeurs du Vaad Harabanim expliquèrent en effet qu’ils devraient réunir la somme de 35 millions de chekalim pour venir en aide aux Juifs dans la détresse.

 

L’heure du bilan

 

Cette année, les drames de la vie ont frappé des milliers de familles qui ne peuvent surmonter leurs épreuves : maladie grave, perte d’un emploi, accident de la route, attentat meurtrier. La liste est longue et le remède puissant : la générosité des donateurs et l’efficacité de l’Association ont permis à des veuves, à des orphelins, à des blessés et à des malades de faire face à l’adversité et ont eu raison du malheur. Mais pour combien de temps encore ? Résultat de la crise ou opportunité offerte de donner de la tsedaka, les cas se multiplient et demandent un investissement total. Devant leurs illustres auditeurs, les directeurs du Vaad Harabanim exposèrent les dernières actions mises en œuvre.

Rav Nissim Karelitz déclara alors que s’il fallait recueillir une telle somme pour venir en aide aux nécessiteux, « Il était nécessaire de publier l’engagement de tous les Rabbanim ici présents afin de soutenir le Vaad Harabanim ».

Rav Aharon Leib Steinman expliqua que D.ieu nous envoie parfois une épreuve afin que nous puissions donner la tsedaka. Il peut également prononcer sur nous un mauvais décret et mettre sur notre chemin une opportunité de donner de la tsedaka afin que nous puissions mériter d’être sauvés. Grâce au Vaad Harabanim, qui prend en charge au quotidien des centaines de Juifs dans le besoin, nous pouvons à tout instant réaliser notre mission sur terre.

Rav Chmouel Wozner, qui a presque atteint l’âge de cent ans, a connu la splendeur des communautés d’antan. Conscient du travail accompli en faveur des Juifs défavorisés, il témoigna que même dans les générations précédentes, il n’y avait pas eu une tsedaka de cette ampleur, qui permette d’inverser la midath hadine en midath ha’hessed. Aujourd’hui, déclara t-il, « Notre génération repose sur le mérite de la tsedaka encore davantage que les générations précédentes. Nous avons besoin de bénédictions et de yechouoth. Grâce à cette tsedaka, nous mériterons la rédemption finale. »

 

La néïla

 

Et alors que les minutes passaient, solennelles et importantes, et que les décisions des Sages rejoignaient le sanctuaire divin, les Guedolé Hador prirent ensemble une décision capitale en forme de bénédiction : la force de la Thora qu’ils étudient donnera un mérite particulier à toute personne qui fera un don par l’intermédiaire du Vaad Harabanim et bénéficiera d’une bonne et douce année.

 

Et alors que la nuit commençait à envelopper la ville, les Sages prononcèrent des mots de lumière qui éblouirent l’obscurité. Afin de réunir l’argent nécessaire pour l’année 5770, Rav Mi’hel Yehouda Lefkovitz déclara « En présence de tous les grands Sages, nous décrétons que par la force de la tsedaka et de la Thora, une chana tova oumetouka pour tous les donateurs. »

Tous les participants étaient recueillis comme durant la néïla, le moment ultime de Yom Kippour. Le moment grave où le jugement va être prononcé, les décrets divins promulgués. Chacun souhaite alors que l’année sera une année de vie, de prospérité et de santé.

Le tribunal terrestre des Sages s’associa au tribunal céleste afin de transformer les mauvais décrets et permettre aux hommes de sécher leurs larmes…

 

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