L’hiver peut se transformer en printemps - Vaad harabanim

L’hiver peut se transformer en printemps

3/11/5774 14.11.2013

Les jours s’écoulent et parfois, on peut avoir l’impression qu’ils sont identiques ou monotones. Mais pour celui qui soutient le Vaad Harabanim, chaque jour, chaque instant, est unique. Il est l’occasion de faire le Bien, d’aider et de prouver son empathie à ses frères dans le besoin et la détresse. Voici quelques portraits d’hommes et de femmes que vous avez aidés tout au long de cette année, grâce à une véritable dynamique du bien.

 

Le Vaad Harabanim aide des milliers de personnes tous les ans. Sur tous les fronts, l’Association se bat pour apporter réconfort, soutien financier et moral, au plus grand nombre de personnes en difficulté. Ainsi, vos dons, cette année, ont permis de grandes choses. Parmi elles, voici d’abord le cas de Ne’hama, sauvée grâce à votre générosité.

 

Plus jamais seule

 

Ne’hama a aujourd’hui dix-huit ans. Son histoire est poignante et ne laisse personne indifférent. En effet Ne’hama est orpheline de père et alors qu’elle était âgée de deux ans, sa mère fit une grave dépression. Fille unique, Ne’hama fut placée dans un orphelinat. Ces premières années furent très difficiles. Alors que toutes ses camarades de classe rentrait à la maison après l’école, elle n’avait ni de maison ni de parents aimants pour lui donner du courage. À l’âge de dix-huit ans, Ne’hama dut quitter l’orphelinat et vivre une vie indépendante. Mais un jour, elle ressentit de violents maux de tête et il s’avéra qu’il s’agissait d’une tumeur maligne au cerveau. Malheureusement, après des semaines de soins très éprouvants qu’elle due affronter seule, la situation ne s’améliora pas et il fallut opérer à l’étranger.

En apprenant cette nouvelle, Ne’hama sentit ses forces la quitter. Sans réfléchir, elle frappa à la première porte de son immeuble, chez sa voisine du premier étage. C’est là qu’elle déversa sa peine en pleurant à chaudes larmes sans pouvoir s’apaiser. Ne’hama raconta toute son histoire. Sa voisine Sarah l’écouta attentivement et, bouleversée par son récit, contacta les délégués du Vaad. Après un certain nombre de démarches, l’Association assura une grande partie des frais pour l’hospitalisation. Aujourd’hui, Ne’hama a repris espoir et attend de partir à New York, où elle devra passer une opération très délicate. Tout cela a été rendu possible grâce à vous. Sans votre soutien, que serait-elle devenue, seule face à son destin ?

 

Le devoir avant tout

 

Yaakov travaillait dans une entreprise et remplissait ses devoirs de Juif avec zèle et application. Il était toujours prêt à aider ses voisins et les membres de sa communauté en dispensant d’utiles conseils. Chaque soir, il recevait des personnes de tous horizons afin de les aider à traverser épreuves et moments difficiles.

Malheureusement, suite à la crise, il fut renvoyé de son travail et commença à percevoir les allocations de chômage. Mais il ne pouvait prétendre, vu son âge, à un poste bien rémunéré. Les gens continuaient à lui demander conseil et remarquaient que quelque chose avait changé. Soudain, il avait des impayés à l’épicerie ou empruntait des cartes bleues à des amis. Certains apprirent qu’il cherchait des gma’him. Afin de l’aider, des membres de sa communauté firent appel au Vaad Harabanim. Une somme fut allouée pour l’aider à sortir de la spirale de l’endettement. Aujourd’hui, Yaakov est redevenu celui qu’il était.

 

Et oui, ça existe…

 

Nous sommes au 21e siècle. Mais malgré les progrès technologiques et la hausse du niveau de vie, la misère est une réalité bien présente. Qui pourrait penser que des familles, proches de chez nous, manquent du minimum vital ?

La famille C. vit à huit dans trois pièces. Les plus jeunes enfants ont des vêtements rapiécés et ne peuvent jamais prétendre à un habit neuf. Malgré l’hiver, la maison n’est pas chauffée. Et c’est à l’eau froide que tout le monde se lave. « J’ai froid ! », crie la petite Déborah. « Maman, j’ai froid ! » Mais sa mère ne peut rien faire d’autre que de la réchauffer contre son cœur.

Mme C. ne peut pas non plus acheter des chaussures pour ses enfants qui se rendent à l’école avec leurs sandales. Et lorsque ses enfants ont faim, impuissante, elle ne peut empêcher des larmes de couler sur sa joue. Et lorsqu’une fois par semaine, Mme C. se rend au supermarché, elle doit affronter un choix douloureux car la somme dont elle dispose ne lui permet pas d’acheter le pain, le lait et les œufs. Et de nouveau, son cœur se serre devant ses enfants qui attendent son retour. Comment leur expliquer qu’elle n’a rien pour les nourrir, ni les vêtir, ni les réchauffer ?

Ensemble, nous pouvons mettre un terme à ces situations extrêmes. En apportant une aide substantielle à ces familles, nous ferons cesser la misère glaciale qui s’est emparée d’eux. Ensemble, nous permettront à leur hiver de devenir un printemps.Li4vLi4vdXBsL2ltZy9uZXdzXzJfMTY1LmpwZw==_300x300