Matanoth laevionim : L’exigence avant tout - Vaad harabanim

Matanoth laevionim : L’exigence avant tout

5/3/5770 18.01.2010

D’après les grands décisionnaires de notre époque, donner aux nécessiteux par l’intermédiaire du Vaad Harabanim permet d’accomplir la mitsva de matanoth laevionnim (don aux nécessiteux) avec « hidour » (embellissement). Certains sont perfectionnistes, en particulier dans l’accomplissement des mitsvoth. Donnons-leur la possibilité d’exprimer leur exigence.

 

Pour accomplir la mitsva de matanoth laevyonim, Rav Yosef Chalom Eliachiv conseille de donner, le jour de Pourim, la somme de 50 chékels à deux personnes dans le besoin, comme nous l’enjoint la Thora. Même si aujourd’hui, le prix d’un repas est estimé à 10 chékels, il est conseillé de donner une somme plus élevée afin que les nécessiteux puissent se réjouir réellement. Et le Possek d’ajouter que la valeur du repas doit être estimée en fonction de l’endroit où réside celui qui le reçoit. Ainsi, s’il s’agit d’une mitsva accomplie en France ou Etats-Unis, il faut prendre en compte le prix d’un repas moyen dans ces pays.

Cela dit, donner « matanoth laevionim » aux personnes dans le besoin habitant en Israël a la même valeur que de donner à celles qui habitent sa propre ville. Aux yeux de Rav Eliachiv, comme à ceux des plus grandes personnalités rabbiniques de par le monde, donner par l’intermédiaire du Vaad Harabanim constitue un véritable hidour.

 

Des moyens hors norme

 

Rav Yosef Chalom Eliachiv explique « Le Vaad Harabanim distribue la tsedaka de façon irréprochable, le jour même de Pourim et d’après toutes les prescriptions de la hala’ha. C’est pour cela que le Juif qui choisit cette Association accomplit la mitsva avec hidour. » Et en effet, l’Association n°1 de tsedaka déploie de grands moyens afin que les fonds récoltés à l’étranger puissent parvenir en temps et en heure aux nécessiteux d’Erets. Les dons adressés de France en carte bleue ou en chèque ne peuvent parvenir et être distribués en liquide le jour de Pourim en Israël. C’est pourquoi le Vaad Harabanim emprunte plusieurs milliers de chekels afin de permettre d’accomplir la mitsva comme il se doit et de distribuer tous les dons le jour même de Pourim. De plus, les sommes sont reversées de façon nominative.

Qu’en est-il des retardataires ? Pour ceux qui n’auraient pas encore eu le temps d’accomplir la mitsva du don au pauvre le 14 adar à 17h, il est encore possible de le faire en appelant le Vaad Harabanim. L’Association distribuera les dons le 15 adar, le jour du « Chouchan Pourim », à Jérusalem et dans toutes les villes entourées de murailles.

 

Aux grands maux les grands remèdes

 

Le Vaad Harabanim redistribue les dons généreux des Juifs de France en tenant compte de critères précis. Ce n’est qu’après enquête et constitution d’un dossier que la personne ou la famille dans le besoin reçoit l’aide salvatrice. Les bénévoles en charge de ce travail savent que ces recherches sont importantes pour éviter les erreurs. Souvent, les personnes en détresse n’osent pas adresser de demande et ce sont les Rabbanim, présents dans 96 villes d’Israël qui témoignent des besoins de chacun. Proches du public, ils connaissent les véritables manques des membres de leurs communautés (voir notre article « Et soudain, ce fut la joie »). Car l’exigence est pour l’Association plus qu’un slogan, c’est un principe fondamental. Aux grands maux de la pauvreté, les grands remèdes : si la situation de nombreuses familles s’est dégradée ces dernières années, l’attention du Vaad Harabanim doit être accrue d’autant afin d’intervenir avec doigté, discrétion et droiture.

 

Pour transmettre vos Matanot Laevyonim à de vrais nécessiteux, le jour même de Pourim, cliquez ici.

 

Si vous voulez que votre nom soit mentionné au Kottel, sur la tombe de Rah’el Imeinou et sur tous les lieux saints durant les 5 jours de pourim, cliquez ici.