Paniers de Pessa’h : Comme des rois, fils de rois - Vaad harabanim

Paniers de Pessa’h : Comme des rois, fils de rois

7/27/5773 09.03.2013

Y a-t-il fête plus réjouissante et en même temps plus difficile que Pessa’h ? Est-ce parce que l’investissement dont nous sommes capables à l’approche du 15 nissan est si important ? Cet investissement doit aussi être tourné vers les autres. Car pour que le soir du 15 nissan, nous soyons comme des rois, il faut aussi penser à notre prochain…

Qui ne ressent la veille du seder le bonheur du travail accompli ? Mais avant d’en arriver là, que d’efforts, que d’intenses heures de labeur ! Le premier d’entre eux, c’est bien sûr le nettoyage. Certaines ménagères ne lésinent pas sur les moyens et c’est toute la maison qui retrouve peau neuve. Chaque recoin de l’appartement est passé au peigne fin, ou plutôt à l’eau de javel. Et même si c’est plutôt le ‘hamets qui doit être l’objet de tout notre attention, il est difficile de ne pas faire également la chasse à la poussière. Après des semaines de travail sans relâche, la maison est d’une propreté irréprochable et le ‘hamets n’a qu’à bien se tenir… Vient alors le temps des achats. Car qui dit fête, dit renouvellement. Chaque enfant a le droit à un nouveau vêtement, de nouvelles chaussures. Il faut passer des après-midis entières dans les magasins afin de trouver l’ensemble parfait pour chacun, sans oublier les mères et les pères. Car le soir du seder, nous ressemblerons à des rois, et nous boirons allongés les quatre coupes de vin. Pour ce faire, il faut bien sûr faire les achats alimentaires. Et là aussi, le renouvellement est complet : tous les produits sont achetés avec le tampon « cacher lePessa’h ». Tout semble neuf dans les armoires : la vaisselle et aussi les aliments dont nous aurons besoin pour préparer le ‘harosseth, avec des dattes, des noix et du vin doux… ainsi que tous les plats traditionnels de la fête. Et c’est avec une immense satisfaction que nous nous asseyons à la table du seder, le plateau et les matsoth au milieu de la table, sentant que ce moment est unique. Malheureusement, certains n’ont pas la même sensation au moment de commencer la haggada. Car même si tout le monde peut procéder au nettoyage minutieux de sa maison, de nombreuses familles ne peuvent prétendre à faire les achats nécessaires pour la fête. Tout le monde le sait, le coût des denrées nécessaires est élevé, sans parler des vêtements et des autres frais liés à Pessa’h.

Parmi les témoignages parvenus au Vaad Harabanim, certains nous ont particulièrement émus. Le cas de Haïm par exemple. Cet homme d’une quarantaine d’années est père de famille. Jusqu’à l’accident de travail qui l’a cloué au lit durant de longs mois, il a toujours réussi à subvenir aux besoins de sa famille. Le Rav de sa communauté le connaît bien et l’a soutenu tout au long de sa convalescence. Le jour de Pourim, il n’a pas hésité une seconde à laisser de côté ses activités afin de lui rendre visite et de lui remettre une enveloppe du Vaad Harabanim contenant de l’argent pour le michté. L’épouse de Haïm lui a ouvert la porte. La maison était vide et sur la table, à la place d’un fastueux festin, quelques fruits faisaient pâle figure. Les enfants étaient sortis dans la rue voir les gens se réjouir. Haïm était assis dans le salon, la jambe encore dans le plâtre. Le Rav s’assit à ses côtés et lui posa des questions sur sa santé.

– Tout ira bien, j’en suis sûr ! répondit Haïm. C’est un mauvais moment à passer mais ça va s’arranger…

Le Rav fut impressionné par le courage de cet homme qui souffrait tant. Il lui tendit l’enveloppe et lui fit une bénédiction pour qu’il recouvre une santé parfaite. Haïm le remercia chaleureusement et lui dit :

– Rav, je sais que je devrais me servir de cet argent pour acheter de quoi fêter Pourim dignement. Mais mon fils à une rage de dent et les soins s’élèvent à 1000 chékels (environ 200 euros). Puis-je le laisser ainsi souffrir ?

Le Rav n’avait pas attendu cette question pour savoir quoi faire. Il avait déjà en tête la solution au problème : faire appel au Vaad Harabanim afin d’obtenir une bourse spéciale pour les soins dentaires du petit garçon.

– Ne vous inquiétez pas… Vous pouvez tranquillement demander à votre femme de se servir de l’argent contenu dans cette enveloppe pour acheter de quoi fêter le michté. Pour les soins dentaires, c’est comme si c’était réglé. Dès demain, vous pouvez prendre rendez-vous. Je m’occupe du reste…

Une autre histoire, toute aussi émouvante, a retenu notre attention. Simh’a est une mère de famille nombreuse. Un soir, elle est partie assister à un mariage et a demandé à la fillette de sa voisine de garder ses enfants. Avigaël a accepté et s’est installée à la table du salon pour faire ses devoirs alors que les enfants dormaient tranquillement. Mais une heure après le départ de Sim’ha, le bébé s’est mis à pleurer. Avigaël s’est dirigée vers la cuisine pour préparer un biberon. Elle a ouvert l’une des armoires afin de trouver du lait en poudre. Mais à sa grande surprise, les étagères étaient totalement vides. Elle a alors pensé que, sans doute, une planche avait été cassée et a ouvert les autres armoires… pour découvrir le même spectacle : des étagères cruellement vides ! Toutes étaient parfaitement propres et aucun aliment ne menaçait de les salir ! Avigaël n’en revenait pas ! Elle se remémora alors que Sim’ha demandait de temps à autre quelques légumes, toujours en faible quantité, ou un paquet de pâtes. C’était là la raison ! Elle n’avait rien à la maison… Avigaël courut chez elle chercher du lait pour faire un biberon au bébé. Mais son cœur se serra lorsque le lendemain, elle raconta tout à sa mère.

Malgré les épreuves auxquelles elle fait face au jour le jour, Sim’ha garde toujours le sourire. Dix ans plus tôt, son mari a été atteint d’une maladie rare et grave. Et depuis, il ne peut plus exercer son métier. Dévouée et aimante, Sim’ha fait tout ce qui est en son pouvoir pour atténuer ses peines et le soulager, tout en s’occupant de ses enfants et de la bonne marche du foyer. Mais le niveau de vie baisse progressivement, et malgré la petite allocation de la sécurité sociale, Sim’ha, son mari et ses enfants doivent se contenter du minimum vital. On ne la voit jamais dans les magasins car elle ne fait jamais les courses. Elle récupère les vêtements usagés et les voisins sont habitués à lui donner ce dont ils ne se servent plus. Malgré tout cela, Sim’ha ne se plaint jamais. Mais quand arrive une fête comme Pessa’h, la situation devient intenable. Comment se procurer les matsoth, le vin, les aliments de base ? C’est la question qui ne laisse pas de répit à Sim’ha en cette veille de fête. Et c’est la question à laquelle a décidé de répondre le Vaad Harabanim lorsqu’il a instauré la remise des paniers de Pessa’h. Grâce à eux, des familles comme celle de Haïm ou de Sim’ha peuvent se procurer tout ce qui est nécessaire afin de passer une fête de Pessa’h comme des rois, et non de manger le pain de misère…

 

Pour les soutenir et leur offrir de quoi passer convenablement la fête, cliquez ici.