Pierre par pierre, construisons ensemble l’édifice de la solidarité juive

9/22/5779 26.05.2019

Parce que nous avons les moyens matériels et psychologiques de nous occuper de nos enfants, nous n’épargnons aucun effort pour leur assurer un bien-être maximal. Mais qu’en est-il des familles en détresse qui ne peuvent investir des forces et des moyens qui leur font tant défaut ? Les laisserons-nous dans la tourmente ou ferons-nous comme nos Maîtres en leur venant en aide ?

De nos jours, de nombreux enfants vivent des situations dramatiques, au-delà de l’imagination. Certains sont orphelins, d’autres ne connaissent leur mère ou leur père qu’allongés sur un lit d’hôpital. Que leurs parents soient atteints d’une maladie physique ou mentale, ou qu’ils souffrent eux-mêmes, ces enfants sont enfermés dans des traumatismes et des peurs. L’échec scolaire, la solitude et la peine sont leur pain quotidien. Même si nous ne les connaissons pas, nous ne sommes pas indifférents à leur sort. Il suffit de se pencher quelques instants seulement sur leur quotidien pour ressentir toute la douleur de ces enfants. À l’instar des Guedolé Hador qui se sentent responsables de chaque Juif, nous nous sentons proches de ces petits êtres démunis et fragiles. Nos Maîtres prient pour nous car ils savent que le peuple juif est une entité indivisible dont chaque membre tient un rôle unique. Leur empathie nous montre la voie à suivre : ils prient pour nos enfants car chacun a une importance capitale. En s’occupant des enfants des autres, nous faisons preuve d’une solidarité fondamentale, solidarité qui nous a été prescrite sur le Mont Sinaï, lorsque nous étions unis « comme un seul homme avec un seul cœur. » Aujourd’hui plus que jamais, nous devons laisser parler notre cœur, et n’oublier aucun de nos frères juifs. Voici l’appel poignant d’enfants que souhaite soutenir le Vaad Harabanim, et qui trouveront un peu de réconfort grâce à vous.

Un grand vide

Ruth est un petit bébé de quelques mois qui ne connaîtra pas sa maman, décédée subitement lors d’un accident de voiture. Les torrents de larmes qui coulèrent durant l’enterrement, furent versées par les six orphelins qui se tenaient près de leur défunte mère. Seule Ruth ne pleura pas ce jour-là car elle était trop petite pour comprendre, bien qu’elle ressentait plus cruellement encore peut-être le manque de sa maman. Près de son lit, ses frères et sœurs s’affairent pour lui faire plaisir, lui donner des jeux et lui rendre sa tétine qui est encore tombée par terre. Mais rien ne peut remplacer l’amour de sa mère, les soins infinis et la tendresse qui l’entourèrent pendant les premiers mois de son existence. Qui pourra la bercer de sa douce voix et la serrer dans ses bras ? Les autres enfants souffrent également de cette séparation si cruelle. Avant de disparaître, leur mère avait organisé une semaine pleine de rendez-vous : le dentiste, l’orthophoniste, le cours de soutien scolaire, la séance de sport, etc. Mais la semaine suivante, qui se souciera d’eux ? Qui répondra aux professeurs ? Qui achètera tout ce dont ils ont besoin ? Qui leur préparera de bons repas ? Si vous tendez l’oreille, vous pouvez entendre le cri de ces enfants. Répondons-leur et mettons un baume sur leurs cœurs.

Les Sages d’Israël prient pour ces familles et font tout ce qui est en leur pouvoir pour alléger leurs peines. En tendant la main aux plus démunis, ils réalisent l’idéal du Har Sinaï et nous montrent le chemin. C’est en ouvrant notre cœur pour ces enfants en souffrance que nous ferons venir la gueoula. Pierre par pierre, construisons l’édifice de la solidarité juive, ensemble.

Pour soutenir ces familles, cliquez ici.