Pourim : Cinq jours de prières, cinq jours de délivrance - Vaad harabanim

Pourim : Cinq jours de prières, cinq jours de délivrance

5/3/5770 18.01.2010

Il y a plus de 2500 ans, le Temple de Jérusalem fut détruit par Nabuchodonosor. Ce dernier déporta les Juifs en Babylonie qui bientôt fut conquise par les Perses. Et alors que le royaume perse dominait le monde avec à sa tête un monarque absolu appelé Assuérus, le peuple juif encourait un danger terrifiant : Aman, le conseiller du roi, l’avait convaincu d’anéantir hommes, femmes et enfants juifs et de ne rien laisser sur la terre qui puisse rappeler leur souvenir.

Comment réagir face à une telle menace ? Comment échapper à ce décret cruel ? La reine Esther, qui se sacrifia pour son peuple, nous donne la réponse…

 

A l’époque de Pourim, tous les Juifs du royaume d’Assuérus devaient périr le même jour et n’avaient aucune chance de salut. Aman, nouvellement promu au plus haut poste du régime, avait convaincu le roi de le laisser détruire le peuple d’Israël. Et alors que le treize nissan, les lettres promulguant le décret fatal étaient envoyées dans toutes les provinces du royaume, la reine Esther, nièce de Mardochée, donna l’ordre à tous de jeûner et de prier durant trois jours. Devant la menace fatale de destruction en masse, une seule réponse : la techouva et la tefila. Et alors que les enfants de Yaakov s’épanchaient en prière, le miracle se produisit et ce furent les ennemis d’Israël qui périrent.

 

« Mon D.ieu, mon D.ieu, pourquoi m’as-Tu abandonné » s’exclama la reine Esther peu avant de se rendre chez Assuérus. C’est ainsi qu’elle s’adressa au souverain du monde, au Tout-puissant qui dirige l’univers avant de se présenter devant Assuérus, le roi de chair et de sang. En effet, elle alla se présenter devant lui alors qu’elle risquait sa vie pour ne pas y avoir été conviée. Mais l’heure était trop grave pour s’entourer de précautions : Israël, dans l’exil, était entouré d’ennemis hostiles, sans qu’il puisse envisager de fuite. C’est pourquoi Esther risqua sa vie pour ses frères. Elle savait que, désormais, seule la prière pourrait changer le cours des événements. Elle pria donc, avec ferveur et de toute son âme : « Mais Toi Hachem, ne sois pas loin de moi ; ô ma force, viens vite à mon secours ! Sauve mon âme du glaive. »

Esther, face à la colère divine et humaine, ne disposait que de mots provenant des profondeurs de son être. Mais ces mots se révélèrent plus puissants que le glaive, plus efficaces que les cruels tueurs d’Aman. Rabbi Tzvi Hirsch Kaidanover, dans son livre Kav Hayachar explique que par le mérite de ces prières, Hachem sauva le peuple.

« Car Il n’a point dédaigné, Il n’a point méprisé les cris du pauvre, Il n’a pas caché de lui Sa face, mais a écouté quand il L’implorait ! » Esther fut entendue. Assuérus, au moment où elle se présenta devant lui sans autorisation, lui tendit son sceptre, signe qu’il acceptait sa requête. Grâce à ce miracle, Esther put demander le salut de son peuple durant un festin où elle invita le roi et Aman.

 

Cette année, Pourim s’étend sur cinq jours : jeudi, c’est le jeune d’Esther permettant la préparation spirituelle nécessaire avant la fête elle-même. Vendredi et chabbath, nous attendons avec impatience la lecture de la Méguilath Esther, le festin, la distribution des michlo’hé manoth et les matanoth laevionim.

Ainsi, l’ambiance de Pourim durera cinq jours, durant lesquels la prière pourra transformer de nombreux décrets en raisons de réjouissance. Car aujourd’hui comme à l’époque de la reine Esther, am israël garde sa force grâce à la prière.

Le Vaad Harabanim organise cinq jours de prières spéciales dans les hauts lieux du judaïsme : au Kotel, au kever Ra’hel et à ‘Hevron où sont enterrés nos Patriarches et nos Matriarches. Des minyanim de Talmidé ‘Ha’hamim prieront pour tout le peuple juif afin d’allier la force de la tefila et le mérite de la tsedaka durant cinq jours de prières exceptionnels pour que toutes les demandes soient exaucées. Pour y prendre part, cliquez ici.