Prière des Cohanim au Kotel - Vaad harabanim

Prière des Cohanim au Kotel

3/13/5777 13.12.2016

Il y a plus de 2000 ans, nos Cohanim livrèrent une bataille contre l’obscurité. Comme une petite fiole devenu brasier, l’armée des Sages devint nombreuse, les faibles l’emportèrent sur les forts et la lumière jaillit des ténèbres. Cette lueur brille encore de nos jours et les illustres descendants des Cohanim s’unissent lors d’une prière où le feu brise la glace.

L’hiver a tenu ses promesses. Le froid a envahi nos villes et nos campagnes, la nuit repousse le jour et les ténèbres obscurcissent l’horizon. Pourtant, c’est aussi le temps de Hanouka. Même si la lumière du jour perd en intensité, une autre source brille pour nous. Lors de la lutte pour l’intégrité de notre peuple et de notre Thora, les Hasmonéens  livrèrent une bataille décisive pour restaurer le service du Temple. Au miracle de leur victoire s’ajouta celle de la petite fiole d’huile. Destinée à ne durer qu’un jour, elle permit d’illuminer la Menora durant une semaine entière. Cette victoire de la lumière sur l’obscurité fut celle d’hommes probes et justes, qui plaçaient la prière au sommet de leurs efforts humains. Les Cohanim combattirent héroïquement les armées grecques qui voulaient enterrer la vie juive et la pratique des commandements divins. Mais le Gardien d’Israël livra les « impurs aux mains des purs, les méchants aux mains des justes et les arrogants aux mains de ceux qui aimaient la Thora ». Le feu brûlant de la foi et de la prière brisa la glace des ténèbres et cette lumière illumine le monde chaque année durant le mois de Kislev. Pendant huit jours, une petite lumière brille et grandit, un feu réchauffe nos cœurs et l’espoir renait. Le huitième jour est le plus lumineux et nos Cohanim sont devant le candélabre incandescent pour célébrer une prière unique, avec nous.

Deux mille ans ne changent rienhanuka_5777_vaad_harabanim_02

L’événement eut lieu il y a longtemps, à une époque reculée où nos ancêtres bravèrent le danger pour sauver nos croyances et notre intégrité. Pourtant, aujourd’hui comme hier, le miracle a lieu. La force de la prière initiée par nos ancêtres continue de triompher, de battre nos ennemis, qu’ils soient physiques ou immatériels, comme un cœur palpitant d’espoir.  Car les Cohanim sont toujours là, à nos côtés, pour nous montrer la voie et prier vers le Ciel afin d’en ouvrir les portes. Alors que Hanouka prend fin, ils se tournent vers le Saint des Saints à Jérusalem, précisément à l’endroit que la Présence divine n’a jamais quitté. Nos Sages, dignes descendants des Cohanim d’antan, se dirigent dans les obscures vestiges de notre gloire passée, animés de la flamme de la foi. Cette lumière que l’œil ne perçoit pas, est un flambeau puissant à travers les sept cieux. Composée d’altruisme, de compassion et de confiance envers le Tout-Puissant, cette flamme grandit grâce à nos actions de ‘hessed. Notre volonté d’aider l’autre, dans notre époque où l’hiver de l’exil semble avoir plongé le monde dans un froid éternel, fait jaillir la lumière. Les Guedolei Hador entourés d’autres fidèles Cohanim, déjouent les lois de la nature pour que chacun de nous soit délivré de son exil personnel. En se joignant à eux, chaque donateur allume une petite lumière pour toujours étincelante.

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