Quand la foi remplace la peur - Vaad harabanim

Quand la foi remplace la peur

7/28/5776 07.04.2016

La lettre de Rabbi Chimchon d’Ostropoli figure dans toutes les hagadot. Ce texte, écrit sous inspiration divine, doit être lu la veille de Pessa’h et nous protège des plus grands dangers. Ensemble, cette année encore, nous nous tiendrons face à l’adversité, grâce à la lecture de cette lettre chargée de secrets, aux côtés de Rav Haïm Kanievsky.

Durant les longues pérégrinations du peuple juif, rythmées par les épreuves, des hommes de foi aidèrent notre peuple à résister aux plus grandes souffrances. Parmi eux, le Rabbi Chimchon d’Ostropoli tient une place d’honneur. Ce grand érudit du 17e siècle fut l’une des victimes des pogroms qui ensanglantèrent la Pologne. Voici comment l’un de ses élèves, Rav Nathan Hanover, décrit les événements dramatiques de l’époque dans son livre « Yeven Metsoula » : « Il y avait parmi la communauté de Polné un homme très sage et très érudit, le mekoubal notre maître Rabbi Chimchon d’Ostropoli. Un ange divin venait tous les jours étudier avec lui les secrets de la Thora et lui dévoila le décret néfaste qui planait contre la communauté. » Malheureusement, Rabbi Chimchon fut assassiné et enterré à Ostropoli en Ukraine. Il laissa une œuvre importante, centrée sur la Kabbala. Parmi elles, on compte le livre Karnaïm et le Likouté Chochanim.

Une révélation lors d’un rêve

Rabbi Chimchon eut en rêve une révélation dont le pouvoir s’étendrait à toutes les générations. Porté par l’inspiration divine, doué de pouvoirs surnaturels lui permettant de sonder des concepts hermétiques et ésotériques, il écrivit une lettre capable de nous sauver des plus grands dangers. Cette lettre dévoile les secrets des dix plaies d’Égypte révélés par le Ari Zal. Rabbi Chimchon explique que la lecture de ces explications permet de nous protéger des périls qui nous guettent. Et c’est pourquoi, comme il l’affirme lui-même : « Celui qui lira la lettre le soir de Pessa’h sera sauvé de toute embûche, de mort subite et d’agression. Il sera libéré de ses ennemis et verra la réussite de tous ses projets. » C’est Rabbi Avraham Azoulaï, le grand-père du ‘Hida, qui publia pour la première fois la lettre de Rabbi Chimchon dans son livre ‘Hessed Avraham.

La promesse divine

En Egypte, tout espoir semblait perdu. Pourtant, comme nos illustres aïeux, nous connaitrons la délivrance car elle est là, à notre porte, et nous en avons chaque jour des preuves irréfutables. Nos souffrances s’évanouiront comme de la fumée. Rabbi Chimchon le savait grâce à l’inspiration divine et c’est pourquoi il a laissé une lettre pour nous sauver. En lisant ensemble cette lettre la veille de Pessa’h, nous sommes à même d’ouvrir les portes de la délivrance, pour éloigner tous les soucis de la vie quotidienne. C’est pourquoi le Vaad Harabanim propose de lire cette lettre dans nos Haggadot avec nos Grands Sages, quelques heures avant le seder de Pessa’h.

La fin de nos tourments

Alors que nous nous affairons aux derniers préparatifs du seder, afin que tout soit prêt pour cette soirée capitale, un homme est concentré sur le texte de Rabbi Chimchon. Seule sa voix est perceptible dans sa chambre d’étude, où règne la plus grande quiétude. Cet homme est l’un des plus illustres tsadikim de notre génération, le Rav Haïm Kanievsky. Il est chaque année aux côtés des donateurs du Vaad Harabanim quelques heures avant le début de la fête pour prier et demander l’aide divine. Prononçant chaque mot avec la concentration nécessaire, sondant ses secrets les plus profonds, il lit la lettre de Rabbi Chimchon en pensant à tous les Juifs qui souffrent, si proches pour lui qu’ils semblent être tous réunis à ses côtés et prie pour eux. Nos dons aux nécessiteux accompagnent sa prière jusqu’au trône de gloire ainsi que nos voix, même lointaines, qui durant cette lecture, sont plus proches que jamais.

Associons-nous au Gadol Hador durant cet instant exceptionnel, afin de mériter la fin de nos tourments.

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Associons-nous au Gadol Hador durant cet instant exceptionnel, afin de mériter la fin de nos tourments.