Quand le roi tend son sceptre; Prière à Hamadan en Iran - Vaad harabanim

Quand le roi tend son sceptre; Prière à Hamadan en Iran

9/9/5775 28.04.2015

Chaque année depuis maintenant 2010, le Vaad Harabanim organise une prière à Hamadan en Iran, sur les tombes de Morde’haï et Esther. Pourquoi avoir pris de tels risques ? Quelles sont les sources permettant d’authentifier le site et qui lui attribuent une si grande aura ? Les réponses sont au cœur même du peuple juif…

 

Comme un écho venu de loin, les voix de la prière à Hamadan s’unissent à celles de nos ancêtres venus prier de génération en génération sur les tombes de nos illustres dirigeants. La communauté locale le confirme : c’est bien ici que reposent Morde’haï et Esther. La sépulture, située à Hamadan à près de 400 km de Téhéran, date de 2500 ans. Il existe une tradition transmise de père en fils qui atteste que c’est bien ici que se trouvent Morde’haï et Esther. Le site est d’ailleurs protégé par le gouvernement iranien et classé monument historique. Un des témoignages notables est celui de Rabbi Biniyamine Metodila, un pèlerin du moyen âge qui s’est rendu sur les tombes. Dans son livre, il les décrit dans un bâtiment semblable à celui que nous connaissons aujourd’hui.

 


Un lien indéfectible

 

Lors de leurs recherches, les responsables du Vaad Harabanim ont réussi à certifier qu’il s’agissait bien des tombeaux de nos géants spirituels. Depuis des temps immémoriaux, on connaissait la puissance de l’endroit et la segoula qui consiste à prier le jour du jeûne d’Esther. Le texte du livre Kav Hayachar explique : ce n’est pas seulement à Esther que le roi, allusion faite ici au « roi du monde » a tendu son sceptre, mais à chacun de ceux qui se lient à elle. C’est par l’intermédiaire de la lecture de sli’hoth et de tefiloth, que nous éveillons le mérite d’Esther et de Morde’haïl. En mentionnant ces mérites et en demandant : « Sauve-nous comme au temps de Morde’haï et de Hadasse », nous ravivons le lien indéfectible qui existe entre eux et nous en ce jour de jeûne.

 

Danger d’extermination

 

Lorsque Esther et tout le peuple se trouvaient en danger d’extermination, que nos ennemis étaient prêts à nous passer par le fil de l’épée, la reine juive se para de ses « atouts », la tefila et la techouva . Durant ce moment difficile, elle s’approcha du roi qui lui tendit son sceptre malgré la réticence de ses ministres. Ce sceptre n’est pas seulement celui d’Assuérus mais c’est également le sceptre que tend le roi du monde vers chaque enfant du peuple juif en disant  « Quelle est ta demande et J’y répondrais ! ». Et alors que nos larmes ne sont pas encore séchées, alors que des événements tragiques secouent chaque jour notre peuple meurtri, nous ne cessons d’espérer et de prier. Nous ne renonçons pas car nous savons que le roi pleure avec nous. Le Midrach rapporte que les prières de ce jour-là sont acceptées : ce sont vingt-quatre heures qui possèdent un potentiel comparable à celui du jour de Kippour.

 

Des milliers de demandes

 

Comme toujours, le Vaad Harabanim prend conseil auprès des Guedolim qui, après avoir puisé des preuves dans différentes sources, ont donné leur aval à cette prière. Parmi les milliers de lettres de demande de bénédictions, deux étaient remarquables : la première émanait de Chmariayou Yossef Haïm ben Feicha Myriam et la seconde de David Haï ben Sim’ha. Qui sont-ils ? Il s’agit des deux lumières de notre génération, le Gaon Rav Haïm Kanievsky et le Gaon Rabbi David Abou’hatsera qui ont tenu à témoigner personnellement de l’importance de la prière ce jour-là.
Unissons-nous pour cette prière spéciale sur la tombe de Morde’haï et Esther. Ensemble, prions le Maitre du Monde, qui pour une bonne parnassa, qui pour une bonne santé et la réussite des enfants. Si nous ne pouvons nous rendre sur place, les envoyés du Vaad Harabanim le feront. La première année, beaucoup pensait que c’était mission impossible. Mais après qu’elle ait été réalisée, les plus incrédules se sont rendus à l’évidence.

 

N’hésitez plus et rejoignez-nous pour ce moment impérissable.