Reprendre le flambeau - Vaad harabanim : Vaad harabanim Reprendre le flambeau - Vaad harabanim

Reprendre le flambeau

8/5/5783 27.03.2023

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Il y a plus de trois cents ans, c’était Rabbi Chimchon Ostropoli. Hier, c’était Rav Haïm Kanievsky zatsal. Aujourd’hui, c’est Rav Morde’hai Gross. Nos Sages éclairent le chemin grâce au flambeau de la Emouna. À travers les vicissitudes de l’histoire, ils nous guident et nous protègent. En lisant la lettre de Rabbi Chimchon d’Ostropoli, ils reprennent le flambeau de la foi et nous délivre de l’adversité.

Le visage lumineux et les yeux tournés vers le Ciel, le Rabbi Chimchon Ostropoli chantait des Psaumes et, enveloppé de son Talit, donnait du courage à ses frères. Ils allaient mourir pour la sanctification du Nom et leurs derniers instants seraient couronnés par la plus grande Kedoucha qui existe dans ce monde. Chaque mot du Rabbi élevait leur sainte âme vers le Trône divin. Le Rabbi avait eu des révélations sur la délivrance finale qu’il avait consignées dans sa lettre-testament. Dans ce moment tragique, il conduisait sa communauté avec grandeur, et il savait qu’il continuerait de le faire dans l’avenir grâce à sa lettre contenant des mots capables de bouleverser les destins. Cette lettre serait lue juste avant le Seder de Pessa’h, la fête de la délivrance. Chaque plaie envoyée à l’Egypte ferait apparaître un aspect différent de la Providence divine, capable, à toutes les époques, de nous libérer de nos fardeaux pour nous assurer une bonne santé, une subsistance honorable, la paix du foyer, l’éducation réussie de nos enfants. Les mots de cette lettre seraient porteurs de grands secrets et la promesse faite par le Rabbi Ostropoli était à deux niveaux : celui qui la lirait serait protégé de tout mal et même celui qui ne pouvait atteindre le sens caché de ses explications, pourrait accéder au plus haut des mondes spirituels. La force des mots est exceptionnelle lorsqu’ils sont portés par la sainteté. C’est ainsi que le peuple juif pourrait s’élever sur les épaules du géant d’Ostropoli et ranimer sa flamme par delà son martyre. Pessa’h est le temps de notre délivrance, qu’elle soit personnelle ou collective. Comme nous sommes sortis d’Egypte de façon miraculeuse, nous pouvons, chaque Pessa’h, obtenir la clémence divine et activer le levier de notre liberté, spirituelle et matérielle. C’est la promesse de ce moment privilégié, et c’est la promesse que perpétuent les Sages à chaque génération, en tendant le flambeau de la Emouna vers le Ciel et Ses réponses.

La lumière spirituelle subsiste toujours

Ce flambeau a été tenu par Rav Haïm Kanievsky zatsal, qui chaque année, pour le Vaad Harabanim, prononçait les mots de Rabbi Chimchon afin de venir en aide à ses frères. Cette veille de Pessa’h, il a été transmis à Rav Morde’hai Gross, Av Beth Din en France et en Israël. Cet autre géant de Thora est aussi Kabaliste, comme le Rabbi Chimchon, son illustre prédécesseur. Il comprend chaque nuance des commentaires inscrits dans la lettre, chaque intention cachée dans les secrets transmis par le Rabbi. Avant le Seder, alors que tout Israël est concentré dans les derniers préparatifs, Rav Gross s’enveloppera de son Talit et gravira, échelon par échelon, les degrés de la Kedoucha contenus dans la lettre. Il pensera aux épreuves de notre peuple, à nos enfants, à nos parents, et illuminera notre nuit de Pessa’h. En cette nuit qui peut paraître profonde, assombrie par les souffrances, il saura ouvrir les portes du Ciel pour faire jaillir cette lumière spirituelle qui subsiste toujours, portée par notre foi en des jours meilleurs. Car le moment le plus obscur de la nuit est bien celui qui précède l’aube. Et le flambeau du peuple juif, scintillant grâce à l’empathie envers les plus meurtris, illuminera notre ciel en nous protégeant contre les ennemis et le mal. Notre Tsedaka est le mérite qui nous donnera accès à toutes les délivrances et pavera la route de toutes les sorties d’Egypte.

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