Sauvons les enfants - Vaad harabanim

Sauvons les enfants

9/27/5781 09.05.2021

La tsedaka que nous donnons tout au long de l’année protège nos familles et en particulier nos enfants qui bénéficient des prières des Grands Tsadikim de notre peuple. En parallèle, les enfants aidés par les donateurs du Vaad Harabanim profitent de cette aide providentielle pour construire leur avenir dans la joie.  Ensemble, sauvons des enfants de la misère et de l’abandon.

Une très bonne nouvelle

Veille de Pourim 5781. Une petite lumière brille dans la nuit. Isaac joue avec sa lampe de poche et lit un livre en cachette. Mais il n’arrive pas à se concentrer et il écoute attentivement la discussion de ses parents dans le salon.

  • Comment va t-on faire pour acheter les Michlo’he Manot? demande son papa à sa mère.
  • Je vais tout cuisiner, ça sera moins cher… lui répond maman. Et tu crois que c’est vraiment nécessaire d’envoyer des Michlo’he Manot à tous nos amis ?
  • Oui, c’est sûr !
  • Tu sais, Isaac m’a demandé d’envoyer de l’argent pour le Michloa’h Manot de son professeur !
  • Oui, je sais, mais pour l’instant, je n’ai pas trop les moyens. Je ne sais pas comment on va faire…

Isaac se sent mal. « Chaque enfant doit donner 20 chékels et maman n’a pas encore pu me donner l’argent » pense t-il. « Hier, mon copain Yehouda m’a demandé de lui donner la somme et m’a dit qu’à cause de moi tout le monde est retardé. Mais je n’ai pas osé demander à maman car je sais qu’elle ne pourra rien me donner. J’ai vu que la porte du placard est cassé mais elle a dit qu’elle ne pourrait pas la faire réparer. Tant de choses sont cassés à la maison ! »

Des larmes montent dans ses yeux. Il aimerait dire à ses parents qu’il n’est pas nécessaire de lui donner de l’argent, mais il ne sait pas comment faire.

Le lendemain, en rentrant à la maison, il annonce à sa mère, la voix serrée :

  • Je ne veux pas de déguisement !
  • Pourquoi ? demande sa maman, toute étonnée.
  • Parce que dans ma classe, les grands ne se déguisent pas !

« J’espère que ça fera des économies à maman et que ça lui permettra d’acheter les Michlo’he manot » se dit-il.

Maman lui sourit.

  • Tu es grand maintenant mon fils !

Mais on voit dans ses yeux une grande tristesse.

« Maman m’a demandé d’aller chez tata pour rapporter une robe qui pourrait convenir à Déborah. Il faut vraiment que j’y aille », se rappelle Isaac. À son retour, il montre la robe à sa petite sœur.

  • Je ne veux pas une robe comme celle-là ! s’écrit-elle. Je voulais une robe de mariée ! Pas celle-là ! pleure Déborah.
  • C’est presque une robe de mariée ! Elle t’ira très bien ! tente maman.
  • Non ! Je n’aime pas cette robe ! Elle est moche !
  • Regarde, elle a des belles fleurs !
  • Non, elles sont déchirées !

Isaac se dit qu’elle est abimée mais sait qu’ils n’auront pas les moyens d’en acheter une nouvelle. Alors il essaye de calmer le jeu.

  • Déborah, c’est pas grave ! L’année prochaine, tu auras une belle robe, tu seras une vraie princesse… lui chuchote t-il à l’oreille.
  • Et pourquoi pas cette année ? lui demande t-elle en secret.
  • Parce que cette année, papa n’a pas travaillé et qu’il n’a pas d’argent.

Maman fait semblant de ne pas avoir entendu et étouffe ses larmes. On entend alors quelqu’un frapper à la porte.

Un homme tend une enveloppe fermée sur laquelle est inscrite « Vaad Harabanim ». Cette enveloppe contient une somme conséquente.

  • Une mauvaise nouvelle ? demande Déborah.
  • Non, répond Isaac, ça doit être plutôt une bonne nouvelle, vu la tête de maman !

Isaac suit du regard sa mère. Elle ouvre l’enveloppe et un grand sourire éclaire son visage. Il donne un coup de coude à Déborah :

  • Tu vois, je te l’avais dit !

« Le lendemain matin à la première heure, un ouvrier vient réparer les portes et les autres objets cassés. Maman met de la musique et m’envoie à la l’épicerie pour acheter les courses nécessaires. Elle me donne l’enveloppe pour le professeur et papa rapporte même des décorations pour la fête. »

  • Finalement, je veux bien me déguiser ! avoue t-il à sa maman.

Des centaines d’orphelins

Combien d’enfants bénéficient de notre soutien ? Difficile de les compter… Des enfants entre trois et cinq ans qui ressentent la tension et en ont peur. Des enfants un peu plus âgés qui tentent de se protéger de la situation sans la comprendre réellement. Des enfants qui mangent moins de pain afin que leur mère puisse s’acheter les médicaments dont elle a besoin, ou des petites filles qui cachent à leurs parents qu’elles ont besoin de collants et que toutes leurs copines se moquent d’elles…

De nos jours, la pauvreté ne se voit pas toujours. Les enfants portent des vêtements un peu usés, mais personne ne voit ce qui se passe réellement à l’intérieur des foyers.

Faire face, dignement

Certaines familles sont désespérées, n’ayant plus de recours ni personne vers qui se tourner. Des milliers d’enfants attendent une aide providentielle. Certains sont orphelins, d’autres doivent se battre contre la maladie. Certains ont des parents qui ont perdu leur travail où ont des problèmes psychologiques. Tous ces enfants ont pourtant un point commun : ils se défendent comme ils peuvent de la précarité et souhaitent avoir une vie normale, un sandwich pour l’école, un cartable neuf…

Même minimes, nos dons, associés aux autres, sont capables de faire des miracles. Alors que des dizaines de milliers de Juifs à travers le monde se mobilisent pour donner, notre unité est la garantie de notre réussite. Le Vaad Harabanim est sur le terrain, toujours présent pour distribuer des millions de Chekalim aux personnes en détresse. Grâce à vous, des anges continueront à distribuer les enveloppes de la délivrance pour réjouir des milliers d’enfants.

Pour soutenir ces familles —>