Tefila du Chla Hakadoch pour les enfants

9/22/5779 26.05.2019

Unis comme un seul homme, d’un même élan, avec un cœur palpitant au même diapason. Ainsi se tinrent les enfants d’Israël devant le Mont Sinaï pour recevoir la Thora. C’est au mois de Sivan qu’eut lieu cet événement exceptionnel, et c’est ce mois qu’a choisi le Chla Hakadoch pour adresser une prière vibrante pour les enfants, garants de la transmission. Unissons-nous afin de faire retentir cette prière.

Mon enfant est un diamant sans prix qui constitue mon plus grand trésor. Toutes les précautions sont nécessaires pour le préserver afin qu’il puisse briller de tous ses feux. L’éducation et la prière sont l’écrin qui le protège et lui permet de donner le meilleur de lui-même. Que de potentiel à exploiter, que de qualités à développer, que de talents à faire naître ! Un enfant a besoin de nous pour grandir, pour s’enraciner et fleurir. Or, nos efforts ne suffisent pas toujours à combler ses manques et à prévenir ses problèmes. Que d’écueils sur le chemin ! Semé d’embuches, de bonnes et de moins bonnes surprises, ce chemin est tortueux et nous y avançons avec appréhension car nous savons que rien n’est acquis d’avance. Une mauvaise fréquentation, un problème de santé, l’adolescence à traverser… Même si nous avons pris toutes les mesures nécessaires et que nous sommes les meilleurs parents, un accident est si vite arrivé… Avant que cela ne se produise, il vaut mieux prendre une « assurance », celle de la prière. Elle nous permettra de passer les épreuves sereinement, elle portera notre voix jusqu’au Tout-Puissant. Nos prières sont semblables à l’eau qui abreuve nos enfants pour leur permettre de s’épanouir. Quelle prière est plus émouvante que celle d’une mère ? Quelles larmes sont plus touchantes ? Comment décrire un père s’absorbant des heures durant dans les Psaumes pour venir en aide à son fils ou à sa fille ? Existe-t-il un moment propice pour être entendu ? Y a-t-il un texte susceptible de nous aider à formuler nos requêtes ? Un grand Sage du 17e siècle apporte sa réponse à travers une prière spéciale pour les enfants qu’il faut lire la veille de Roch ‘Hodech Sivan.

Une prière universelle

« Ainsi, Hachem, Rois des rois, je viens présenter ma requête devant Toi ! Mes yeux sont tournés vers Toi dans lʼespoir que Tu écoutes ma prière avec grâce et que Tu me donnes des fils et des filles. Puissent-ils, eux aussi, croître et se multiplier jusqu’aux dernières générations afin quʼeux, moi et nous tous, nous nous adonnions à Ta sainte Torah »

Les mots du Chla Hakadoch retentissent dans les cieux. Des quatre coins du monde, des parents supplient et espèrent. Un enfant malade, un autre, orphelin, certains en échec scolaire, d’autres démunis face aux difficultés de la vie. Les mots du tsadik sont universels, et trouvent un écho dans tous les cœurs.

« Permets que mes enfants puissent étudier, qu’ils se conduisent bien et Te servent réellement. Qu’ils aient une bonne santé, qu’ils trouvent l’âme sœur. »

Près des mezouzot, sur la tombe de nos proches ou devant les bougies de chabbat, nous implorons la clémence divine et versons des larmes venues du plus profond de notre être. Pour nos enfants, notre chair et notre sang, nous sommes prêts à tous les sacrifices. Rien ne peut nous arrêter. C’est pourquoi en pensant aux autres, aux plus démunis, nous augmentons nos mérites et consacrons véritablement ce que nous avons de plus sincère à la réussite de nos propres enfants. Le Chla Hakadoch recommande de donner de la tsedaka pour accompagner notre prière car lorsque nous nous soucions des autres, l’unité est retrouvée et tout devient possible.

La veille de roch ‘hodech Sivan, associons-nous à la prière la plus forte de l’année sur le tombeau du Chla à Tibériade, pour la réussite et le bonheur des enfants d’Israël.