Un beau geste, une belle histoire - Vaad harabanim

Un beau geste, une belle histoire

9/23/5769 17.05.2009

C’est une histoire d’aujourd’hui. Une histoire qui s’est déroulée à Pessa’h, dans la discrétion. Un Juif voulait en aider un autre. Grâce à sa générosité, le miracle a pu se produire. Nous publions, en cette veille de Chavouoth, deux témoignages qui nous ont particulièrement interpellés. Partageons l’émotion provoquée par un beau geste, devenu une véritable manne.

 

« Cette année, mon épouse et moi-même voulions, comme chaque année, adresser un don au Vaad harabanim. Mais cette fois-ci, nos finances n’étaient pas au plus haut. Avre’h collel, je ne bénéficie que d’une bourse d’étude que je n’ai reçu depuis trois mois. Quant à mon épouse, elle est secrétaire. Mais à cause de la crise, son employeur a dû malheureusement réduire ses heures de travail. Si bien que son salaire a été amputé de moitié. Chaque mois, nous dépensons à peu près les mêmes sommes pour la nourriture, les factures d’électricité et d’eau, les transports, les frais de scolarité de nos 5 enfants et le loyer de notre appartement. Et jusqu’à présent, nous avons toujours, Barou’h Hachem, réussi à éviter les découverts à la banque.

Mais à l’approche de Pessa’h, nous avons épluché les comptes afin de revoir notre budget et de réduire les dépenses superflues. Les dépenses de Pessa’h sont en effet substantielles et nous avons dû réfléchir à deux fois avant de faire nos achats.

Ainsi, nous avons refait une estimation de tous les postes. Les factures de téléphones portables nous ont semblé trop élevées et nous avons décidé de les revoir à la baisse. Après avoir constaté que nous avions eu beaucoup de frais dentaires et réalisé que nos enfants mangeaient trop de bonbons, nous en sommes venus à la conclusion qu’il fallait absolument réduire l’achat de sucreries !

Et c’est en réduisant au maximum les budgets que nous nous sommes posé la question des sommes allouées à la tsedaka. Pourrions-nous faire les mêmes dons que les années précédentes ?

Je me suis replongé dans les comptes de l’année précédente, à la même époque. Nous avions acheté pour la fête de nouvelles chaussures à notre fils et des robes pour nos quatre filles. En regardant bien sur le relevé de carte bleue, je remarquais également une somme de 200 nis. Après quelques minutes de réflexion, je me rendis compte que c’était le don que j’avais adressé au Vaad Harabanim. D’un côté, je voulais refaire la même trouma. Mais d’un autre côté, je pensai qu’il y avait des achats que nous ne pourrions faire. Ma femme voulait acheter un costume à notre fils et du saumon pour Yom tov. Je ne savais pas quoi décider. J’étais conscient que, contrairement à d’autres, j’avais de quoi manger et de quoi passer les fêtes. Mais je savais que si je ne donnais que 50 chékels à la tsedaka, je pourrais acheter le petit costume et le poisson. C’était un dilemme difficile à résoudre.

Ce jour-là, je revenais de la tefila. Les enfants jouaient dans la cour. En les observant, je me suis dit que de nombreux enfants n’avaient pas de vêtements en aussi bon état qu’eux. Je me suis rappelé les cas de nombreuses familles qui ne peuvent acheter ni de poissons, ni de viande, ni de nouvelles tenues pour les fêtes. J’avais lu quelques jours auparavant le cas d’une veuve, mère de 13 enfants, qui ne pouvait plus travailler et qui devait sans cesse emprunter de l’argent pour nourrir sa famille. J’ai alors demandé à mon épouse si elle pouvait encore utiliser l’ancien costume de chabbath de mon fils et si nous pouvions éviter d’acheter du saumon. Je lui expliquais que donner à la tsedaka apportait la bénédiction. Sa réponse fut immédiatement positive. Grâce à sa réaction enthousiaste, je décidais non seulement de vous faire parvenir un don, mais encore un don plus important. Voici donc un chèque de 250 nis pour aider les nécessiteux. Que D.ieu vous bénisse pour votre formidable action. Moché F., Jérusalem. »

 

Voici la seconde lettre que nous avons reçue. Emouvante, elle nous prouve, si besoin en était, qu’un geste qui va au-delà de nos habitudes a toujours une conséquence positive.

 

« Je tiens à vous écrire pour vous témoigner toute ma reconnaissance. Mon mari et moi avons eu, ces derniers temps, quelques difficultés de parnassa. Mais grâce au Vaad Harabanim, nous avons eu une très bonne surprise la semaine qui précède Pessa’h et je voulais raconter notre histoire pour qu’elle soit publiée. Il y a deux mois, le collel de mon mari a dû fermer. Mon époux n’a pas encore trouvé un nouveau collel car cette période est réellement sinistrée pour tous les centres d’étude de Thora. Nous avons donc était très préoccupés car de mon côté, j’ai un gan à la maison et plusieurs mères ont retiré leurs enfants en même temps. Je ne pouvais donc plus gagner les 2000 chekels mensuels. Tout cela est arrivé à la même époque et nous étions donc particulièrement dans la gêne pour faire les achats de Pessa’h. Nous avons, grâce à D.ieu, six enfants et les frais de nourriture sont assez élevés chaque mois. Nous avons eu, deux semaines avant le seder, une grande discussion avec mon mari. Des amis nous avaient invités à passer le seder chez eux. Et mon mari voulait accepter l’invitation car nous étions dans l’impossibilité d’acheter le nécessaire. En effet, les matsoth, le jus de raisin et la viande représentent des dépenses très importantes que nous ne pouvions assumer. Personnellement, je tenais à ce que nous puissions passer cette soirée en famille, à la maison. Pour les enfants, il est très important de sentir l’atmosphère du foyer. Je ne voulais pas renoncer à l’attention particulière que l’on peut apporter à chaque enfant pendant la lecture de la hagada. Le seder est une véritable manne pour l’éducation et je craignais que si nous étions invités, nous ne pourrions pas donner aux enfants la sollicitude nécessaire. Nous avons beaucoup réfléchi et nous ne savions pas quoi décider. Nous avons calculé que même en réduisant les dépenses au maximum, nous ne pourrions pas y arriver. Il aurait fallu, de nouveau, emprunter de l’argent. Et mon mari m’a avoué que nous avions déjà plusieurs dettes et que cela serait impossible. Pendant plusieurs jours, nous avons cherché une solution. Finalement, mon mari a décidé de faire des ménages dans un beith hamidrach. Grâce à cela, il a pu trouver une partie de l’argent mais il manquait encore 2000 chekels pour fêter Pessa’h convenablement.

Une semaine avant le séder, quelqu’un a frappé à la porte. Mon fils aîné est allé lui ouvrir. J’étais au téléphone et je n’ai pas fait attention. J’ai pensé que c’était quelqu’un qui venait demander de la tsedaka. J’ai donc ouvert mon porte-monnaie pour lui donner quelque chose. A ce moment-là, il m’a tendu une enveloppe du Vaad Harabanim. C’était l’un de vos délégués ! Après nous avoir souhaité de bonnes fêtes, il est sorti et j’ai ouvert l’enveloppe où se trouvaient exactement les 2000 chekels ! Merci du fond du cœur ! Grâce à vous, nous avons passé un merveilleux séder. Myriam G. »

 

Le don de Moché, qui a dédié 50 chekels supplémentaires à la tsedaka, s’est ajouté aux milliers d’autres dons de Juifs partout dans le monde. Grâce à ces efforts et à cette solidarité, des centaines de familles, comme la famille G., se sont réjouies lors des fêtes.

 

Victimes des attentats, malades du cancer, accidentés de la route. Vous aidez, quelle que soit la somme versée, des cas de personnes en détresse. Le Vaad Harabanim agit sur tous les fronts pour redresser la situation. Médicaments, soins dentaires, traitements coûteux, lunettes, prothèses. Dans le domaine médical, il faut être à la pointe mais les solutions sont souvent onéreuses. Le Vaad Harabanim se soucie de chaque cas et distribue millions de chekalim par an.

Veuves et orphelins, chômeurs en fin de droit, jeunes mariés dans le besoin, talmidé ‘ha’hamim nécessiteux. Dans le domaine social, le Vaad Harabanim est également sur le terrain pour anticiper et éviter les catastrophes. Grâce à vous, des milliers de Juifs sont sauvés de la précarité.

 

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