Une huile parfaitement pure - Vaad harabanim

Une huile parfaitement pure

3/15/5772 11.12.2011

‘Hanouka, la fête des lumières, est aussi celle des Cohanim. Ce sont eux qui ont combattu les Grecs et leur culture durant des décennies pour assurer au peuple juif le maintien de son identité et de sa foi. Purs comme l’huile qu’ils consacrèrent à Jérusalem et dévoués comme leur ancêtre Aharon HaCohen, ils se battirent avec une arme absolue : la prière.

 

Ils étaient une poignée d’hommes et l’emportèrent sur des multitudes de soldats aguerris. Ils étaient faibles et démunis et furent victorieux d’armées puissantes. Ils étaient purs et zélés et menèrent le combat contre l’impureté et l’obscurité. Qui étaient-ils ? Comment ont-ils gardé foi et espoir face à des ennemis si dangereux ? À l’époque de ‘Hanouka, les Cohanim, descendants du Grand prêtre Aharon, appartenaient à la famille des ‘Hachmonaïm. Nos Sages nous enseignent que leur nom contient la racine hébraïque également présente dans le mot « chemen », qui signifie « huile ». La particularité de ce liquide est de ne pas se mêler à l’eau. Rien ne peut fléchir son intégrité, rien ne peut entamer sa particularité. À son image, les ‘Hachmonaïm résistèrent aux tentatives assimilationnistes des Grecs et leur combat permit au peuple juif de proclamer son attachement à la Thora et à ses valeurs. Cette lutte pour rester juif dura des années, durant lesquelles les Cohanim sacrifièrent tout ce qu’ils avaient. Ils n’étaient pas des guerriers ni des militaires de carrière. Ils étaient des tsadikim animés de la flamme divine. C’est grâce à l’aide de Hachem qu’ils purent rétablir le service dans le Temple et rallumer la flamme de la Menora. Cette huile parfaitement pure, retrouvée dans les décombres de Jérusalem, brûla miraculeusement pendant huit jours. Cette nouvelle flamme, qui n’était destinée qu’à exister qu’une seule journée, marqua le début d’une nouvelle ère…

 

L’arme secrète

 

Déjà dans la Thora, Yaakov bénit son fils Yossef en l’assurant que l’épée et l’arc lui donneraient la victoire. Ces armes sont en fait celle de la prière et de la requête personnelle. Depuis sa genèse, le peuple juif ne manie pas les arsenaux traditionnels mais l’arme secrète et absolue : la tefila. C’est la raison pour laquelle des Cohanim sans expérience ni stratégie réussirent à repousser des unités entraînées. Même âgés et démunis de tout, ils restaient fidèles à la parole divine car ils connaissaient le secret transmis de génération en génération. Ils maniaient la prière comme d’autres le canon. Ce fut le levier puissant qui leur assura la victoire, contre toute attente. Leurs mots, puissants comme une pluie explosive, atteignait les cieux et recevaient toujours une réponse. Leurs supplications avaient raison des archers et des mercenaires. Ils avaient les mains nues mais le cœur plein. Cette force extraordinaire, ce pouvoir quasi surnaturel sont restés leur apanage. Encore de nos jours, les Cohanim, durant la semaine de ‘Hanouka, jouissent d’une écoute particulière dans les Cieux. C’est pourquoi le 8e jour de la fête, comme à son habitude, le Vaad Harabanim organisera une prière spéciale alors que la petite fiole de l’espoir brûle encore.

Armés de livres de prières, de recueils de Psaumes, des Cohanim érudits et réputés se rendront vers le Kotel. Ils entreront dans les galeries, arpenteront des chemins tortueux pour déboucher face à l’emplacement du Kodech Hakodachim. Ils pourront alors, en toute quiétude, implorer le Tout-Puissant comme leurs ancêtres l’avaient fait pour leurs frères. Ils pourront pleurer et supplier, ils pourront, les yeux tournés vers l’infini, brandir l’étendard de l’espérance. Pour tous ceux qui attendent un sourire de la Providence. Pour toutes les mères qui prient pour la guérison de leurs enfants et pour tous les pères qui souhaitent voir leur fille sous la ‘houpa. Pour tous ceux qui luttent pour la parnassa et pour ceux qui attendent une délivrance. Tout le peuple d’Israël sera là, devant le Saint des Saints, unis face à Celui qui peut tout.

Toutes les requêtes seront évoquées, toutes les demandes présentées. Comme l’année dernière, ce moment touchant et émouvant réunira des hommes pieux, des Rabbanim importants qui, comme les Cohanim d’autrefois, feront renaître l’espoir, porteurs du miracle d’une huile parfaitement pure. Pour vous y joindre, cliquez ici.