Une maman n’oublie jamais - Vaad harabanim

Une maman n’oublie jamais

2/8/5769 06.11.2008

Ra’hel Iménou  : deux termes qui ne laissent insensibles aucun Juif. Ra’hel est sans doute la matriarche la plus proche et la plus attachante. Par son souci constant du peuple juif, par son amour pour ses enfants, qu’elle nourrit au-delà de la mort, elle est restée la protectrice et la défenseuse de ses descendants à travers les générations. Le Vaad Harabanim organise 40 jours de prières sur sa tombe. A partir du 11 ‘hechvan 5769, dimanche 9 novembre 2008, les prières s’élèveront de Beith Le’hem vers les cieux. Rejoignez-nous.

 

La Thora relate le périple exemplaire mais douloureux que suivit Yaakov avinou lorsqu’il retourna en Erets Israël avec sa famille. Sur le chemin qui le ramena en Terre Sainte, il perdit Ra’hel, la mère de Yossef et de Biniamine. Son chagrin, immense, ne lui fit pas oublier qu’il fallait rapidement donner une sépulture à cette femme exceptionnelle et il décida de l’enterrer dans la grotte de la Ma’hpela où demeuraient déjà Sara et Rivka.

Mais Hachem en avait décidé autrement et demanda au patriarche de ne pas l’emmener jusqu’à Hévron mais de l’enterrer là où il se trouvait, à Beith Le’hem. Ce qu’il fit.

Beith Le’hem. A la croisée des chemins, « sur la route », afin que le kever de Ra’hel puisse être un lieu de prière pour ses enfants à travers l’histoire. D.ieu voulait que lors des exils successifs vers Babel puis vers Rome, les Juifs puissent déverser leurs cœurs sur la tombe de Ra’hel. Le verset nous enseigne qu’elle « pleure pour ses enfants ». Même si elle-même n’eut pas beaucoup d’enfants, elle fut gratifiée de millions de descendants de qui elle se soucia au-delà de la mort. Pleine d’amour, pleine de sollicitude et d’attention, pleine de miséricorde et de tendresse, elle fut et resta une maman qui n’oublie jamais. Les yeux pleins de larmes de tous ceux qui attendent une réponse divine, une aide ou une délivrance, se tournent vers Beith Le’hem, vers ce lieu si chargé d’émotion. Et tous les cœurs brisés, toutes les âmes en recherche, tous ceux qui souffrent où traversent une épreuve adressent leur prières en pensant à celle que les ashkénazim ont affectueusement dénommée « Mamé Rou’hel ».

Depuis quelques jours, à partir du 9 novembre, jour de la hiloula de Ra’hel iménou, un miniane de Rabbanim se rend à Beith Le’hem. Ces érudits associent deux procédés ancestraux enseignés par nos Sages permettant aux souhaits d’être exaucés : prier sur le kever de Ra’hel, lieu spirituel privilégié, et ce durant 40 jours consécutifs.

La prière exceptionnelle sur le tombeau de Ra’hel a commencé. Si vous désirez vous y associer, envoyez-nous votre nom. Cliquez sur la rubrique « Bénédictions ». Que toutes les tefiloth du peuple juif soit reçues dans le ciel. Amen.